Ce sont les mots de notre Président Emmanuel Macron au cours de ce sommet à Paris, le 12 décembre dernier. 2 ans après la Cop 21, et quelques jours après la Cop 23, 127 états étaient rassemblés pour proposer des solutions concrètes pour lutter contre le réchauffement climatique ainsi que les moyens de les financer.

M Macron a commencé son discours en disant « On est en train de perdre la bataille ». En effet, le bilan des 15000 scientifiques reporté dans la revue Bioscience le 13 novembre 2017 est accablant. Les 9 indicateurs ci-dessous, qui ont été suivis entre 1960 et 2016, nous montrent l’ampleur de la catastrophe. Depuis 1992 et le sommet de la Terre de Rio, les choses ne semblent pas avoir beaucoup évolué !

Première ligne de gauche à droite : ozone stratosphérique, eau douce, capture de pêche, zones mortes maritimes, forêts, espèces vertébrées. Deuxième ligne de gauche à droite : émissions de CO2, changement de température, population.

Qu’en est-il de ce sommet ? Des solutions concrètes ont-elles émergé ? Tous les pays se sont engagés, à travers la « One Planet Coalition », à respecter les 12 engagements ci-dessous. Pour chacun d’entre eux, un plan de financement a été proposé.

1) Faire face aux évènements extrêmes dans les états insulaires.

2) Protéger les terres et les ressources en eau face aux effets du dérèglement climatique.

3) Mobiliser la recherche et la jeunesse en faveur du climat.

4) Marchés publics et accès des collectivités aux financements climat.

5) Objectif zéro émission (16 pays et 32 villes s’engagent à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050).

6) Révolutions sectorielles vers une économie décarbonée.

7) Des transports sans pollution.

8) Vers un prix du carbone compatible avec l’accord de Paris.

9) Actions des banques centrales et entreprises.

10) Mobilisation internationale des banques de développement.

11) Engagement des fonds souverains.

12) Mobilisation des investisseurs institutionnels.

Je vous fais grâce des détails financiers ! Mais en lisant plus attentivement, il est impressionnant de voir que l’argent peut être trouvé et débloqué facilement, et pas des petites sommes. Les engagements vont-ils être tenus ? Ou n’était-ce qu’un sommet de plus ? Toujours est-il que ces échanges vont dans le bon sens et qu’il est urgent que les dirigeants de notre planète s’entendent sur cette question environnementale.

Et nous dans tout ça ? Que sommes-nous face à des milliards de dollars investis dans un projet de reconstruction ou de lutte contre l’érosion et l’épuisement des sols ? Nous ne pouvons pas grand chose face aux grandes catastrophes mais nous pouvons malgré tout, à notre échelle, limiter les dégâts.

Cela me fait penser à l’histoire de David et Goliath (Ier livre de Samuel). Le jeune David affronte un guerrier philistin surentraîné, contre lequel il ne semble avoir aucune chance. Il prend dans son sac cinq pierres lisses et, armé de sa fronde, fait face à Goliath. Celui-ci se moque de lui mais David, à l’aide de sa fronde, enfonce une pierre dans le front du Philistin qui s’écroule.

Les grands de ce monde ont le pouvoir, ont l’argent pour financer de gros projets comme des centrales solaires ou favoriser les voitures électriques, trouver une alternative au nucléaire… Mais nous, nous avons la possibilité de changer nos habitudes et de proposer autour de nous une façon de vivre différente, moins polluante, pour changer le système de l’intérieur. David a vaincu Goliath, pourquoi ne pourrions-nous pas nous aussi gagner la bataille ?

Voici le plaidoyer rafraîchissant d’Eva, une jeune américaine, qui s’est exprimée à la fin de ce sommet à Paris (à partir de 4h14min) : Lettre d’Eva

Pour les discours d’Emmanuel Macron allez chercher à 22 minutes et à 4 h 18 min.

Ce sommet ne s’arrête pas là, des « réunions de chantier » auront lieu tous les ans pour faire le point. Et le Président ajoute : « On a besoin dans ce secteur que nous sommes en train de défricher d’avoir une génération qui n’aura peur de rien et qui viendra nous proposer des choses qui nous paraissent folles, qu’on n’aurait pas osé proposer nous, mais où il y aura des gens assez fous pour les financer. »

Bienvenue aux idées nouvelles !