« Car il y a pour l’arbre un espoir : une fois coupé, il peut verdir encore et les jeunes pousses ne lui feront pas défaut. Quand bien même sa racine aurait vieilli en terre, et que la souche serait morte dans le sol, dès qu’il flaire l’eau, il bourgeonne et se fait une ramure comme un jeune plan. » (Job, 14, 7-8)

C’est une parole rafraichissante et pleine de promesse pour notre monde en crise écologique. Oui, nous coupons des arbres. En Afrique centrale, la forêt pourtant vitale pour notre planète disparaît à un rythme époustouflant : chaque heure c’est l’équivalent de 2 terrains de football qui est rasé dans le but d’alimenter le commerce local. Celui-ci permet aux habitants de travailler mais à quel prix ? Doit-on favoriser une vision à court terme ou est-il urgent de préserver les ressources vertes qu’il nous reste ?

Le livre de Job nous laisse voir un avenir possible malgré tout, un espoir au-delà du pessimisme ambiant. Mais pour cela, ne restons pas les bras croisés, nous sommes nous aussi au centre de l’écosystème et redonner vie à la nature est à notre portée. Même mieux : ce n’est pas difficile !

Pourquoi ne pas profiter de ce temps de Carême, de cette période de lent retour vers le printemps, pour planter, semer, éduquer nos enfants à s’occuper de la nature ? Je ne prétends pas absorber tout le dioxyde de carbone en faisant cela, mais simplement donner aux enfants le goût de la nature et de ses trésors. Préparons-les à construire un monde plus vert !

Pas besoin d’avoir des connaissances en jardinage, la preuve, je n’en ai pas ! Mais cette année nous avons semé des radis. J’ai réservé un petit carré de terre dans le jardin. Nous avons lancé quelques graines que nous avons enfoncées, et recouvertes de terre. Normalement, dans 18 jours, nos radis seront prêts. Patience…

Une autre idée en lien avec la nature : fabriquer un jardin de Pâques en y semant des graines pour les voir germer et pousser tout au long du Carême.

Voici aussi une photo de notre arbre de Pâques. Les branches mortes d’un saule frisé sont du plus bel effet dans la maison. Les enfants ont fabriqué des oeufs en papier avec du matériel de récupération et des restes de peinture.

Vous pouvez aussi, au gré d’une promenade, vous arrêter pour cueillir… des orties ! Si, si, et en plus elles se mangent ! Armez-vous de ciseaux, de gants, d’un grand sac et ramassez les jeunes feuilles, celles du haut de la plante. Il faut ensuite les faire tremper dans de l’eau avec du vinaire blanc pour les laver et vous pouvez les cuisiner, par exemple en quiche.

Quiche aux orties

Ingrédients :

  • une pâte brisée
  • 180 g d’orties fraiches (ou épinards, feuilles de blettes)
  • 3 oeufs
  • 200 mL de lait
  • fromage râpé (une poignée)
  • ail, sel, poivre

1) Hacher les orties

2) Mélanger les oeufs avec le lait. Puis ajouter les orties, le fromage râpé, le sel, le poivre et une gousse d’ail écrasée.

3) Verser le tout sur la pâte brisée et enfourner à 210°C pendant 25 minutes.

Et ne vous inquiétez pas, une fois cuites les orties ne piquent plus, elles sont mêmes très savoureuses.

« C’est sous l’inspiration d’une rationalité sans âme que s’est construit le monde actuel. » (Pierre Rabhi, Vers la sobriété heureuse)

Redonnons un peu d’âme à ce monde en inspirant nos enfants !