En feuilletant la Bible, on trouve très souvent des perles qui dévoilent la beauté de notre bonne vieille planète. Car oui, on n’en a qu’une et quand on aura épuisé les ressources, qu’il n’y aura plus de pétrole, on devra quand même rester, il n’y a pas de planète de rechange…

Plusieurs passages de la Bible sont carrément écolos, et particulièrement les psaumes où on trouve de beaux passages. Je n’ai pas choisi le plus court, mais je voulais quand même vous partager le psaume 104. Il y est question du vent, des sources d’eau, de la nourriture prélevée de la terre, des arbres, de la mer et des animaux qui y vivent. C’est une ode à la biodiversité ! Tout nous est offert gratuitement, tout ce dont nous avons besoin pour vivre est dans la nature. Alors pourquoi est-ce si difficile d’accepter d’en prendre soin ?

En version courte, avec les passages que j’aime.

« tu t’avances sur les ailes du vent ;
tu prends les vents pour messagers,
pour serviteurs un feu de flammes. »

« Dans les ravins tu fais jaillir les sources,
elles cheminent au milieu des montagnes ;
elles abreuvent toutes les bêtes des champs »

« De tes chambres hautes, tu abreuves les montagnes ;
la terre se rassasie du fruit de tes œuvres ;
tu fais croître l’herbe pour le bétail
et les plantes à l’usage des humains,
pour qu’ils tirent le pain de la terre
et le vin qui réjouit le coeur de l’homme,
pour que l’huile fasse luire les visages
et que le pain fortifie le coeur de l’homme. »

« Tous ils espèrent de toi
que tu donnes, eux, ils ramassent,
tu ouvres la main, ils se rassasient. »

Et en version longue (et illustrée) pour les plus courageux !

Bénis Yahvé, mon âme.
Yahvé, mon Dieu, tu est si grand !
Vêtu de faste et d’éclat,
drapé de lumière comme d’un manteau,

tu déploies les cieux comme une tente,
tu bâtis sur les eaux tes chambres hautes ;
faisant des nuées ton char,
tu t’avances sur les ailes du vent ;
tu prends les vents pour messagers,
pour serviteurs un feu de flammes.

Tu poses la terre sur ses bases,
inébranlable pour les siècles des siècles.
De l’abîme tu la couvres comme d’un vêtement,
sur les montagnes se tenaient les eaux.

A ta menace, elles prennent la fuite,
à la voix de ton tonnerre, elles s’échappent ;
elles sautent les montagnes, elles descendent les vallées
vers le lieu que tu leur as assigné ;
tu mets une limite à ne pas franchir, qu’elles ne reviennent couvrir la terre.

Dans les ravins tu fais jaillir les sources,
elles cheminent au milieu des montagnes ;
elles abreuvent toutes les bêtes des champs,
les onagres y calment leur soif ;
l’oiseau des cieux séjourne près d’elles,
sous la feuillée il élève la voix.

De tes chambres hautes, tu abreuves les montagnes ;
la terre se rassasie du fruit de tes œuvres ;
tu fais croître l’herbe pour le bétail
et les plantes à l’usage des humains,

pour qu’ils tirent le pain de la terre
et le vin qui réjouit le coeur de l’homme,
pour que l’huile fasse luire les visages
et que le pain fortifie le coeur de l’homme.

Les arbres de Yahvé se rassasient,
les cèdres du Liban qu’il a plantés ;
c’est là que nichent les passereaux,
sur leur cime la cigogne a son gîte ;
aux chamois, les hautes montagnes,
aux damans l’abri des rochers.

Il fit la lune pour marquer les temps,
le soleil connaît son coucher.
Tu poses la ténèbre, c’est la nuit,
toutes les bêtes des forêts s’y remuent.
Les lionceaux rugissent après la proie
et réclament à Dieu leur manger.

Quand se lève le soleil, ils se retirent
et vont à leurs repaires se coucher ;
l’homme sort pour son ouvrage,
faire son travail jusqu’au soir.

Que tes œuvres sont nombreuses Yahvé !
Toutes avec sagesse tu les fis,
la terre est remplie de ta richesse.

Voici la grande mer aux vastes bras,
et là le remuement sans nombre
des animaux petits et grands,
là des navires se promènent
et Léviathan que tu formas pour t’en rire.

Tous ils espèrent de toi
que tu donnes, eux, ils ramassent,
tu ouvres la main, ils se rassasient.

Tu caches ta face, ils s’épouvantent,
tu retires leur souffle, ils expirent,
à leur poussière ils retournent.

Tu envoies ton souffle, ils sont créés,
tu renouvelles la face de la terre.

A jamais soit la gloire de Yahvé,
que Yahvé se réjouisse en ses œuvres !
Il regarde la terre, elle tremble,
il touche les montagnes, elles fument !

Je veux chanter à Yahvé tant que je vis,
je veux jouer pour mon Dieu tant que je dure.
Puisse mon langage lui plaire,
moi, j’ai ma joie en Yahvé !

Que les pécheurs disparaissent de la terre,
les impies, qu’il n’en soit jamais plus !

Bénis Yahvé, mon âme !

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