Discours du chef Seattle

C’est en lisant le livre de Pierre Rabhi intitulé Semeur d’espoirs que j’ai découvert le discours du chef amérindien Seattle. Il est un plaidoyer pour la préservation de sa terre, de l’endroit où ont vécu ses ancêtres.

Chef indien Seatle

Seattle est né vers 1786, dans l’actuel état de Washington. C’est un chef amérindien qui a permis une entente cordiale entre les tribus indiennes et les colons. Il s’est même converti au catholicisme. Mais tout cela ne s’est pas fait sans douleur ni sans compromission.

En 1854, il a prononcé un discours en réponse au gouverneur Isaac Stevens : celui-ci venait de lui demander de racheter plus d’un million d’hectares des terres où vivaient les tribus Duwamish et Suquamish.

La traduction que je vous propose n’en est pas vraiment une : c’est une adaptation écrite par le scénariste Ted Perry en 1971. Tout ce qui est écrit n’est sans doute pas d’origine. Malgré tout, le texte vaut le coup d’être lu.

« Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ? L’idée nous paraît étrange. Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l’air et le miroitement de l’eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ? « 

« Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos soeurs ; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l’homme – tous appartiennent à la même famille. »

Saint François ne dit pas autre chose : il considérait tout être vivant comme son propre frère. Il parlait de « soeur eau », de « notre mère la Terre ». Voir à ce sujet : Bonne fête François

http://www.famille-catho-ecolo.fr/index.php/2018/10/04/bonne-fete-francois/

« Il n’y a pas d’endroit paisible dans les villes de l’homme blanc. Pas d’endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps, ou le froissement des ailes d’un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. »

« Si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l’air nous est précieux, que l’air partage son esprit avec tout ce qu’il fait vivre. Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir. Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit où même l’homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés. »

« Nous savons au moins ceci : la terre n’appartient pas à l’homme ; l’homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent. »

Je vous invite à lire le texte en entier si cela vous intéresse : Discours chef Seattle. Il semble que Seattle ait fini par accepter le rachat des terres et que toutes les tribus se soient vues attribuer des terres séparées les unes des autres. On imagine ce que sont devenues les terres d’origine : des immeubles, des supermarchés…

La sagesse de ses propos me laisse dubitative : où est le progrès ? Sommes-nous vraiment plus évolués que ces peuples primitifs ? N’avons-nous pas, au contraire, à nous inspirer de leur sagesse ?

Pour vos enfants (et pour vous aussi, à consommer sans modération) !

Et vous, qu’est-ce que cela vous inspire ?

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  1. Tu sais que la lecture de ce texte m’a totalement fait penser à « l’air du temps » de Pocahontas… Je trouve que les idées se rejoignent ! Je ne connaissais pas ce Chef ni ce discours mais wah… Ces mots !

  2. Nadège

    Je ne connais pas ce chef amérindien, mais je le rejoint totalement…
    Tout ne peut pas s’acheter… Simplement parce qu’on ne possède pas tout dans la vie et heureusement!
    Mais à mon grand désespoir, un grand nombre de personnes ont perdus cette notion là…
    A nous d’en être conscient et de le transmettre à nos enfants…

    • Allegretto

      Je crois en effet que nos enfants seront confrontés à un monde totalement différent de maintenant et qu’ils devront réapprendre à faire avec la nature. Le problème, c’est que nous ne sommes pas encore très doués pour ça ! Les peuples primitifs ont sans doute beaucoup de sagesse à nous apprendre, encore faut-il les écouter. Merci pour ton partage et bonne journée à toi !

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