Catégorie : Le coin spi Page 1 of 2

La réalité est supérieure à l’idée (première partie)

La réalité est supérieure à l’idée.

Pape François

C’est une phrase du Pape. Mais, sortie de son texte d’origine, elle peut nous parler de façon très personnelle, et ce, dans beaucoup de contextes. Cette phrase me trotte dans la tête depuis un bon moment, quelque chose me dit que je devrais écrire un article là-dessus, et puis je procrastine…

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Voyage du Pape à Madagascar

Non, ce n’est pas le titre d’un film ou encore d’un dessin animé pour enfants ! Le Pape a profité de son voyage à Madagascar pour dénoncer des pratiques néfastes pour l’environnement. En espérant que ses paroles porteront des fruits !

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Discours du chef Seattle

C’est en lisant le livre de Pierre Rabhi intitulé Semeur d’espoirs que j’ai découvert le discours du chef amérindien Seattle. Il est un plaidoyer pour la préservation de sa terre, de l’endroit où ont vécu ses ancêtres.

Chef indien Seatle

Seattle est né vers 1786, dans l’actuel état de Washington. C’est un chef amérindien qui a permis une entente cordiale entre les tribus indiennes et les colons. Il s’est même converti au catholicisme. Mais tout cela ne s’est pas fait sans douleur ni sans compromission.

En 1854, il a prononcé un discours en réponse au gouverneur Isaac Stevens : celui-ci venait de lui demander de racheter plus d’un million d’hectares des terres où vivaient les tribus Duwamish et Suquamish.

La traduction que je vous propose n’en est pas vraiment une : c’est une adaptation écrite par le scénariste Ted Perry en 1971. Tout ce qui est écrit n’est sans doute pas d’origine. Malgré tout, le texte vaut le coup d’être lu.

« Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ? L’idée nous paraît étrange. Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l’air et le miroitement de l’eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ? « 

« Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos soeurs ; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l’homme – tous appartiennent à la même famille. »

Saint François ne dit pas autre chose : il considérait tout être vivant comme son propre frère. Il parlait de « soeur eau », de « notre mère la Terre ». Voir à ce sujet : Bonne fête François

http://www.famille-catho-ecolo.fr/index.php/2018/10/04/bonne-fete-francois/

« Il n’y a pas d’endroit paisible dans les villes de l’homme blanc. Pas d’endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps, ou le froissement des ailes d’un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. »

« Si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l’air nous est précieux, que l’air partage son esprit avec tout ce qu’il fait vivre. Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir. Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit où même l’homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés. »

« Nous savons au moins ceci : la terre n’appartient pas à l’homme ; l’homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent. »

Je vous invite à lire le texte en entier si cela vous intéresse : Discours chef Seattle. Il semble que Seattle ait fini par accepter le rachat des terres et que toutes les tribus se soient vues attribuer des terres séparées les unes des autres. On imagine ce que sont devenues les terres d’origine : des immeubles, des supermarchés…

La sagesse de ses propos me laisse dubitative : où est le progrès ? Sommes-nous vraiment plus évolués que ces peuples primitifs ? N’avons-nous pas, au contraire, à nous inspirer de leur sagesse ?

Pour vos enfants (et pour vous aussi, à consommer sans modération) !

Et vous, qu’est-ce que cela vous inspire ?

Sagesse d’un arbre

Petite réflexion aujourd’hui sur un passage du livre de la Sagesse (chapitre 4) : il y est question de descendance. Le lien qui est fait avec l’arbre me parle. J’espère que ça suscitera vos réactions !

Le début du texte peut rebuter (verset 1) :

 » Mieux vaut ne pas avoir d’enfants et posséder la vertu,
car l’immortalité s’attache à la mémoire,
elle est en effet connue de Dieu et des hommes. »

Cette phrase me met mal à l’aise. Mais elle met l’accent sur un point essentiel. Le but de notre vie ne devrait pas être d’avoir des enfants. Mais bien de devenir bienfaisant, ce qui ne peut pas nuire à nos enfants, hein… En même temps elle est réconfortante : les personnes ne pouvant pas avoir d’enfant ou n’en voulant tout simplement pas peuvent tout à fait réussir leur vie. Avoir des enfants n’est pas une fin en soi. Nous avons à nous améliorer, en vue du bien commun. Ca peut être pour notre vie de famille, mais aussi dans notre travail, avec nos amis, à travers un engagement associatif

« Mais la nombreuse postérité des impies ne profitera pas ;
issue de rejetons bâtards, elle ne poussera pas de racines profondes,
elle n’établira pas de base solide. »

C’est autre verset n’est pas vraiment politiquement correct dans notre société où nous prônons un « droit à l’enfant ». Et pourtant… Tous les enfants ont-ils la même chance ? Tous les parents sont-ils bienfaisants ? Les enfants maltraités grandiront-ils de la même manière que les autres ? Tous, nous faisons l’expérience de blessures intérieures, personne ne pousse vraiment droit, nous avons des accidents de parcours, des remises en question, des marche-arrières… Mais on ne peut pas non plus nier que l’enfance de certains sera plus difficile à digérer que d’autres.

« Même si pour un temps elle [la postérité] monte en branches,
mal affermie, elle sera ébranlée par le vent,
déracinée par la violence des vents ;
ses rameaux seront brisés avant d’être formés,
leur fruit sera sans profit,
n’étant pas mûr pour être mangé,
impropre à tout usage. »

La métaphore de l’arbre m’a toujours parlé. J’aime cette image de racines bien ancrées dans le sol qui aident à tenir bon quand souffle la tempête (tiens, ça fait aussi penser à la fable Le chêne et le roseau). Si les racines sont mal assurées, l’arbre est stérile : il ne sera pas beau, pas productif, très vite le bois deviendra dur et cassant. Tout comme un enfant a besoin pour grandir de stabilité affective, l’arbre doit pousser dans de la bonne terre. Il a aussi besoin de nourriture régulière et on ne doit pas lui cacher le soleil.

Pour moi, l’enfance est le berceau de l‘enracinement, c’est là que les fondations se construisent, que nos souvenirs se créent. Nous gardons des images, des sons, des paroles inscrites en nous. Elles sont agréables ou pas mais la façon dont nous les prenons dirigent notre vie et construisent notre arbre. Que votre arbre soit droit comme un bouleau, majestueux comme un pin, solide comme un chêne, tortueux comme un saule, peu importe : je vous souhaite qu’il prolifère !

Et vous, est-ce que cette métaphore de l’arbre vous parle ?
Vous sentez-vous toujours enraciné ?

Une vie foisonnante

Le prologue du livre de Qohélet (Ecclésiaste) peut être éclairant quant à notre passage sur Terre. Nous sommes en effet beaucoup plus éphémère que l’environnement qui nous entoure.

« Un âge va, un âge vient, mais la terre tient toujours. »

Ca commence bien ! Les générations passent sur notre Terre, celle-ci nous accueille toujours largement, et si nous en prenons soin, elle se charge aussi de nous prodiguer les ressources dont nous avons besoin.

« Le soleil se lève, le soleil se couche,
il se hâte vers son lieu et c’est là qu’il se lève.
Le vent part au midi, tourne au nord,
il tourne, tourne et va,
et sur son parcours retourne le vent ».

On dirait presque une comptine. La ronde des astres, le mouvement du vent. Tout est organisé, à la manière d’une horloge. Un peu comme une ritournelle.

« Tous les fleuves coulent vers la mer et la mer n’est pas remplie.
Vers l’endroit où coulent les fleuves,
c’est par là qu’ils continueront de couler. »

Le cycle de l’eau est lui aussi immuable. La mer semble être un réservoir jamais rassasié. On a l’impression de flots jaillissants, d’une vie perpétuellement en effusion.

« Toute parole est lassante ! Personne ne peut dire que l’oeil n’est pas rassasié de voir, et l’oreille saturée par ce qu’elle a entendu. »

Etrange parole… Comme si l’homme était de trop dans cet environnement foisonnant. J’y vois un clin d’oeil à notre société hyperactive. Tous nos sens ne sont-ils pas continuellement en éveil ? Ne nous arrive-t-il pas souvent d’être « saturé » ? D’images, de bruit, de sons… Ne nous sentons-nous pas abrutis par les sollicitations de toute part ?

« Ce qui fut, cela sera,
ce qui s’est fait se refera,
et il n’y a rien de nouveau sous le soleil ! »

Notre vie sur Terre ne serait-elle qu’une histoire qui se répète ? Sommes-nous voués aux mêmes errements, aux mêmes échecs ? Il me semble que l’humanité évolue dans son ensemble. Mais la nature même de l’homme n’est-elle pas la même, génération après génération ? Ne sommes-nous pas tous soumis aux mêmes questionnements existentiels ? Et notre nature, elle, accompagne ce lent processus de vie et de mort. Il y a quelque de perpétuel dans le cycle de la vie, et pourtant il est à chaque fois différent, car chaque personne et chaque coin de nature est unique ! Vous-même, vous êtes unique !

Et vous, est-ce que ce texte vous parle ?

 
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Au petit matin, les escargots se laissent observer

Les bas rayons du soleil éclairent délicatement le potager et ce matin je suis subjuguée par la beauté de mes capucines.

 

L’an passé, les fleurs étaient orange. Cette année, elles se teintent de jaune, et leur développement est exponentiel !

Dans cette forêt de capucines et de fougères, de petits habitants discrets et paisibles se cachent.

Appréciant la brume matinale, les escargots se délectent et font la sieste.

« Mais la sagesse, d’où provient-elle ?
Où se trouve-t-elle, l’Intelligence ?
Elle se dérobe aux yeux de tout vivant,
elle se cache aux oiseaux du ciel. »
Job 28, 20-21

 

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Pâques se prépare

Aujourd’hui c’est le premier jour du printemps. On ne peut pas dire que les rayons de soleil adoucissent l’air breton mais les bourgeons sont déjà là et l’envie de sortir se fait pressante ! Comme l’an passé, j’ai préparé un arbre de Pâques et les enfants se sont fait une joie de le décorer.

Pour la base c’est très simple : une visite à la déchèterie pour y dénicher des branches de saule frisé. Elles sont d’un plus bel effet sur la table.

Pour la décoration, nous avons ressorti les oeufs en papier de l’an passé et le petit dernier y a ajouté son grain de sel.

Entre les oeufs à thème, avec des phrases d’évangile ou juste colorés, il y en a pour tous les goûts.

Pour réaliser cet arbre, il vous faudra :

  • des branches d’arbre tordues
  • du papier cartonné
  • une aiguille
  • des ciseaux
  • du fil

Une fois vos oeufs décorés, il suffit de trouer le haut avec l’aiguille et de passer le fil. Il n’y a plus qu’à suspendre !

 

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Le Pape François et le respect de la création

Depuis la parution de son encyclique Laudato si en 2015, le pape François s’est révélé être un porte parole de la transition écologique. Ses discours sur le respect de la nature ne se limitent pas à un catalogue de « bons gestes » à avoir pour sauver la planète, il va plus loin : il appelle l’homme à se convertir pour « faire du bien à la création ».

Pierre Rabbhi ne dit pas autre chose dans son livre Vers la sobriété heureuse :

« Il est urgent de placer l’humain et la nature au coeur de nos préoccupations et de mettre tous nos moyens et compétences à leur service ».

Le Pape appelle chacun à accueillir dans sa vie la merveilleuse nouvelle de la Résurrection, à savoir que la vie prend toujours le dessus sur la mort. Il site pour cela Saint Paul :

 » La création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu. »
(Rm 8, 19)

Se révéler à nous-mêmes, c’est laisser Dieu agir en nous, et cela a pour finalité le désir de prendre soin de soi, des autres et de la nature. Si nous nous laissons aller, nous prenons vite le pli d’être destructeur, sans même nous en rendre compte !

Si par exemple on ne sait pas (on ne veut pas savoir)  que la planète étouffe sous le plastique, nous continuons à en acheter et à en utiliser, et en faisant cela, nous permettons à ce système destructeur de perdurer. Ce plastique se retrouve même dans l’estomac de nos amies les vaches qui, en broutant innocemment de l’herbe, ingèrent des détritus passés inaperçus.

Si j’achète des fruits et des légumes arrosés aux pesticides, je favorise une production dévastatrice des sols et du vivant dans son ensemble.

Voilà ce que dit le Pape dans son discours pour le Carême :

« Nous mettons souvent en acte des comportements destructeurs envers le prochain et les autres créatures, mais également envers nous-mêmes, en considérant plus ou moins consciemment que nous pouvons les utiliser selon notre bon plaisir. L’intempérance prend alors le dessus et nous conduit à un style de vie qui viole les limites que notre condition humaine et la nature nous demandent de respecter. »

Intempérance est un mot qui me parle : en toute chose je pense qu’on gagnerait à se tempérer davantage.

Ces deux hommes se rejoignent sur beaucoup de choses. Déjà sur leur âge : ils ont respectivement 81 et 83 ans. Ensuite sur la liberté de leur discours. Leur parole est claire et ils n’ont pas la langue de bois ! Ils dérangent certainement car ils mettent l’accent sur nos incohérences.

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Carême et zéro déchet : même combat ?

Ce mercredi 6 mars, les chrétiens débutent le Carême. Il a, dans notre société, une image poussiéreuse, il nous fait penser à une période de privation, et ça, dans une société de consommation, on n’aime pas trop. Et puis, qui aujourd’hui respecte le Carême ? Est-ce vraiment si démodé ?

Pendant le Carême, les chrétiens se préparent à fêter Pâques, qui est en quelque sorte l’apothéose de la foi chrétienne : la résurrection d’un homme, le passage d’une mort atroce à une vie resplendissante.

Le mercredi des cendres (aujourd’hui) nous rappelle tout simplement ce que nous aimerions mieux oublier dans notre vie, ce qui va mal : notre manque de confiance en nous, nos peurs face à l’avenir, nos soucis quotidiens, nos colères, nos sentiments de culpabilité… la liste peut être longue ! Le Carême n’est pas là pour nous morfondre sur nous -mêmes mais il nous aide à faire le vide. Il nous aide à laisser plus de place à Dieu, comme si nous ouvrions nos voiles pour laisser le vent les gonfler d’air.

Le mouvement zéro déchet dont je parle si souvent nous aide aussi à faire le vide ! Personnellement, quand j’ai commencé la démarche, je me suis mise à vider mes placards des objets dont je n’avais pas besoin, des vêtements que je ne mettais jamais, des cosmétiques aux contenus douteux… et ça m’a fait un bien fou !

Si je sais que je raffole du shopping, je peux me dire que pendant la période du Carême j’évite les achats compulsifs. Bonne nouvelle : ils ne sont pas nécessaires à ma vie et cela fera du bien à mon budget.

On peut aussi se restreindre en terme de sucreries, d’alcool, de tabac… sans se culpabiliser s’il y a des loupés.

Cela peut être une mauvaise habitude qu’on a du mal à lâcher, comme critiquer telle ou telle personne, se trouver des défauts en permanence…

Entre les lundis sans viande, les mois sans supermarché, sans plastique, sans alcool… le Carême peut trouver sa place dans notre société ! Pendant 40 jours, vous pouvez vous donner un défi, tout seul ou à plusieurs.

Bref, cette période est propice au changement en mieux ! Et même les enfants peuvent faire un petit effort pour rendre un service par exemple. C’est aussi les responsabiliser que leur dire qu’ils peuvent participer au mieux être de la famille.

Pour les enfants, j’ai trouvé un Chemin de Carême qui les aide à se repérer pendant cette période. C’est un peu la version moins commerciale du calendrier de l’Avent. Ils aiment beaucoup, ça leur permet de patienter mais aussi de suivre les moments importants de la semaine sainte, juste avant Pâques.

« Et moi, je suis comme un canal issu d’un fleuve,
comme un cour d’eau conduisant au paradis.
[…]
Et voici que mon canal est devenu fleuve
et le fleuve est devenu mer. »
(Ecclésiastique 25, 30-31)

Et vous, trouvez-vous que cette période du Carême soit particulière ?

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Viande ou légume ?

Demain, c’est lundi vert. Nous savons que la trop grande consommation de viande nuit à notre planète. Le livre des proverbes nous livre une petite phrase pertinente !

L’étude Drawdown dont je vous parlais dans un précédent article place en quatrième position (sur une liste de 100 propositions) l’impact positif d’une diminution de la consommation de viande sur l’émission des gaz à effet de serre. En clair, plus que le tri des déchets ou la réduction d’utilisation de la voiture, manger moins de viande aura plus d’effet ! Alors le zéro déchet, c’est bien, mais s’intéresser aux sources de protéines végétales, c’est mieux.

Où trouver des protéines végétales ? Par exemple :

Noix

Haricots de mer

Quinoa

Voici ce que nous dit le chapitre 15 du livre des proverbes (verset 17) :

« Mieux vaut une portion de légumes avec l’affection
qu’un boeuf gras avec la haine. »

En plus de l’aspect écologique, le partage et la relation humaine sont mis à l’honneur. En effet, les relations que nous tissons entre nous ne font-elles pas autant partie de notre nourriture que les aliments ? Quand nous allons au restaurant en amoureux ou en famille, nous n’y allons pas que pour la carte. Nous avons autant besoin d’amour et d’estime que d’un bon steak.

Alors pour demain, pourquoi ne pas vous préparer une bonne assiette végétarienne en compagnie de personnes que vous aimez ?

Pour des idées de menus, consultez la rubrique « Recettes végétariennes ».

A demain !

 

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