Catégorie : Le coin spi

Petite pensée positive

Aujourd’hui, une pensée du livre des Proverbes. Essayez de trouver dans la Bible des boosters de confiance de soi, vous verrez, on en trouve tout autant que dans les livres de développement personnel.

« Bois l’eau de ta propre citerne,
l’eau jaillissante de ton puits !
Tes fontaines s’écouleraient au dehors,
tes ruisseaux sur les places publiques :
Qu’ils restent pour toi seul,
et non pour des étrangers avec toi !
Bénie soit ta source ! »
(Proverbes 5, 14-18)

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Psaume 136 : Eternel est son amour !

Les psaumes m’inspirent en ce moment et quand j’en trouve un qui met en avant la beauté de notre planète, j’ai très envie de vous le faire connaître. Voici un extrait du Psaume 136.

Alleluia !

Rendez grâces à Yahvé, car il est bon,
car éternel est son amour !
Rendez grâces au Dieu des dieux,
car éternel est son amour !
Rendez grâces au Seigneur des seigneurs,
car éternel est son amour !

Lui seul a fait des merveilles,
car éternel est son amour !
Il fit les cieux avec sagesse,
car éternel est son amour !
Il affermit la terre sur les eaux,
car éternel est son amour !

Il a fait les grands luminaires,
car éternel est son amour !
Le soleil pour gouverner sur le jour,
car éternel est son amour !
La lune et les étoiles pour gouverner sur la nuit,
car éternel est son amour !

[…]

 

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Noël dans la simplicité

Une nouvelle fois, le Pape, lors de son homélie de Noël, a eu des paroles fortes contre la société de consommation. Comment ne pas lui donner raison quand on voit les incohérences de notre société ?

« Devant la mangeoire, nous comprenons que ce ne sont pas les biens qui entretiennent la vie, mais l’amour ; non pas la voracité, mais la charité ; non pas l’abondance à exhiber, mais la simplicité à préserver. » Pape François



La simplicité… Tout est fait dans notre société occidentale pour nous faire croire que nous avons besoin de beaucoup de choses pour vivre, et qu’en plus ces choses sont bonnes pour nous. Et les Kinder ? C’est bon pour quoi ? Pour la santé ? Pour la planète ? Ah non : ils aident à faire grandir les enfants car ils leur apportent le calcium dont leurs os ont besoin …. Euh …

Sans parler des emballages, bien entendu non recyclables.

Comment faire autrement ?

On peut faire moins, on peut faire autrement. On peut offrir du chocolat à ses enfants sans passer par des emballages orange. Par exemple : je vais avec un sac en tissu à la boulangerie et je prends quelques friandises en vrac. Ainsi je reste raisonnable au niveau des quantités, je favorise le commerce local et le petit sac en tissu est réutilisé l’année suivante. C’est compliqué ? C’est juste différent, et plus cohérent.

Nous qui faisons très attention à ne pas remplir notre poubelle toute l’année, à Noël nous en avons rempli deux d’un coup. Les emballages cadeaux peuvent se récupérer ? Oui, à condition qu’ils ne soient pas déchirés, et avec des enfants ce n’est pas gagné… Ils peuvent se recycler ? Oui, à condition qu’il n’y ait pas du scotch partout…

Comment faire autrement ?

On peut aller chiner quelques tissus ou foulard dans des braderies, chez Emmaüs. J’en trouve toujours plein pour pas cher du tout. Et les tissus sont réutilisés plusieurs fois ! Offrir un cadeau avec un emballage en tissu est bien accueilli, cela est certes nouveau, mais vous donnerez envie aux autres d’essayer. Il suffit de se lancer pour voir qu’en plus vous ferez des économies.

« Emballages » en tissu

Petits bouts d’emballages récupérés pour le bricolage des enfants

La bonne nouvelle c’est que nous sommes tous capables de faire des gestes pour rester raisonnables, sans enlever quoi que ce soit de magique à la fête. Et nos enfants, en nous voyant faire, prendront des habitudes de consommation plus responsables. C’est un cadeau à leur faire car ils vivront certainement sur une planète plus dégradée que ce qu’elle est aujourd’hui.

« Ai-je vraiment besoin de beaucoup de choses, de recettes compliquées pour vivre ? Est-ce que j’arrive à me passer de tant de garnitures superflues, pour mener une vie plus simple ? »
Pape François

Si vous voulez lire l’homélie dans son intégralité, voici le lien : Article La Vie

Nous avons tous nos incohérences et nous sommes tous, d’une façon ou d’une autre, abrutis par notre société de consommation. Mais des solutions existent alors ne nous endormons pas. Le Pape a des paroles qui nous réveillent et qui nous poussent à agir.

 

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Psaume 104 : les splendeurs de la création

En feuilletant la Bible, on trouve très souvent des perles qui dévoilent la beauté de notre bonne vieille planète. Car oui, on n’en a qu’une et quand on aura épuisé les ressources, qu’il n’y aura plus de pétrole, on devra quand même rester, il n’y a pas de planète de rechange…

Plusieurs passages de la Bible sont carrément écolos, et particulièrement les psaumes où on trouve de beaux passages. Je n’ai pas choisi le plus court, mais je voulais quand même vous partager le psaume 104. Il y est question du vent, des sources d’eau, de la nourriture prélevée de la terre, des arbres, de la mer et des animaux qui y vivent. C’est une ode à la biodiversité ! Tout nous est offert gratuitement, tout ce dont nous avons besoin pour vivre est dans la nature. Alors pourquoi est-ce si difficile d’accepter d’en prendre soin ?

En version courte, avec les passages que j’aime.

« tu t’avances sur les ailes du vent ;
tu prends les vents pour messagers,
pour serviteurs un feu de flammes. »

« Dans les ravins tu fais jaillir les sources,
elles cheminent au milieu des montagnes ;
elles abreuvent toutes les bêtes des champs »

« De tes chambres hautes, tu abreuves les montagnes ;
la terre se rassasie du fruit de tes œuvres ;
tu fais croître l’herbe pour le bétail
et les plantes à l’usage des humains,
pour qu’ils tirent le pain de la terre
et le vin qui réjouit le coeur de l’homme,
pour que l’huile fasse luire les visages
et que le pain fortifie le coeur de l’homme. »

« Tous ils espèrent de toi
que tu donnes, eux, ils ramassent,
tu ouvres la main, ils se rassasient. »

Et en version longue (et illustrée) pour les plus courageux !

Bénis Yahvé, mon âme.
Yahvé, mon Dieu, tu est si grand !
Vêtu de faste et d’éclat,
drapé de lumière comme d’un manteau,

tu déploies les cieux comme une tente,
tu bâtis sur les eaux tes chambres hautes ;
faisant des nuées ton char,
tu t’avances sur les ailes du vent ;
tu prends les vents pour messagers,
pour serviteurs un feu de flammes.

Tu poses la terre sur ses bases,
inébranlable pour les siècles des siècles.
De l’abîme tu la couvres comme d’un vêtement,
sur les montagnes se tenaient les eaux.

A ta menace, elles prennent la fuite,
à la voix de ton tonnerre, elles s’échappent ;
elles sautent les montagnes, elles descendent les vallées
vers le lieu que tu leur as assigné ;
tu mets une limite à ne pas franchir, qu’elles ne reviennent couvrir la terre.

Dans les ravins tu fais jaillir les sources,
elles cheminent au milieu des montagnes ;
elles abreuvent toutes les bêtes des champs,
les onagres y calment leur soif ;
l’oiseau des cieux séjourne près d’elles,
sous la feuillée il élève la voix.

De tes chambres hautes, tu abreuves les montagnes ;
la terre se rassasie du fruit de tes œuvres ;
tu fais croître l’herbe pour le bétail
et les plantes à l’usage des humains,

pour qu’ils tirent le pain de la terre
et le vin qui réjouit le coeur de l’homme,
pour que l’huile fasse luire les visages
et que le pain fortifie le coeur de l’homme.

Les arbres de Yahvé se rassasient,
les cèdres du Liban qu’il a plantés ;
c’est là que nichent les passereaux,
sur leur cime la cigogne a son gîte ;
aux chamois, les hautes montagnes,
aux damans l’abri des rochers.

Il fit la lune pour marquer les temps,
le soleil connaît son coucher.
Tu poses la ténèbre, c’est la nuit,
toutes les bêtes des forêts s’y remuent.
Les lionceaux rugissent après la proie
et réclament à Dieu leur manger.

Quand se lève le soleil, ils se retirent
et vont à leurs repaires se coucher ;
l’homme sort pour son ouvrage,
faire son travail jusqu’au soir.

Que tes œuvres sont nombreuses Yahvé !
Toutes avec sagesse tu les fis,
la terre est remplie de ta richesse.

Voici la grande mer aux vastes bras,
et là le remuement sans nombre
des animaux petits et grands,
là des navires se promènent
et Léviathan que tu formas pour t’en rire.

Tous ils espèrent de toi
que tu donnes, eux, ils ramassent,
tu ouvres la main, ils se rassasient.

Tu caches ta face, ils s’épouvantent,
tu retires leur souffle, ils expirent,
à leur poussière ils retournent.

Tu envoies ton souffle, ils sont créés,
tu renouvelles la face de la terre.

A jamais soit la gloire de Yahvé,
que Yahvé se réjouisse en ses œuvres !
Il regarde la terre, elle tremble,
il touche les montagnes, elles fument !

Je veux chanter à Yahvé tant que je vis,
je veux jouer pour mon Dieu tant que je dure.
Puisse mon langage lui plaire,
moi, j’ai ma joie en Yahvé !

Que les pécheurs disparaissent de la terre,
les impies, qu’il n’en soit jamais plus !

Bénis Yahvé, mon âme !

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Bonne fête François !

Aujourd’hui, le 4 octobre, nous fêtons Saint François d’Assise, fondateur de l’ordre des franciscains, né au Moyen Age à la fin du XIIè siècle. Il fut surtout un amoureux de la nature, de toute forme de vie sur Terre. Un écologiste avant l’heure.

Le Cantique des créatures, écrit par lui, est un hymne à la création qu’on peut méditer aujourd’hui, en voici une illustration : Diaporama Cantique des créatures.

Un texte moins connu, est Le sermon aux oiseaux, qui témoigne de la simplicité de François, et de son lien vivant avec ce qui l’entourait. En voici le texte, trouvé sur le site ecologiechretienne.free.fr :

« Mes frères les oiseaux, vous avez bien sujet de louer votre créateur
et de l’aimer toujours ;
Il vous a donné des plumes pour vous vêtir, des ailes pour voler
et tout ce dont vous avez besoin pour vivre.
De toutes les créatures de Dieu, c’est vous qui avez meilleure grâce ;
il vous a dévolu pour champ l’espace et sa simplicité ;
Vous n’avez ni à semer, ni à moissonner ;
il vous donne le vivre et le couvert sans que vous ayez à vous en inquiéter. »

Franz Liszt a d’ailleurs composé une oeuvre pour piano, dans laquelle nous pouvons entendre les oiseaux chanter en première partie. Une seconde partie de l’oeuvre, plus grave, évoque la voix de Saint François, puis en troisième partie les trilles reviennent, les oiseaux reprennent leur chant. En voici une interprétation par Leslie Howard: Prédication aux oiseaux

Quand l’écologie favorise l’oecuménisme

Saviez-vous que le « temps de la création » avait eu lieu du 1er septembre au 4 octobre ?

Le 1er septembre est une journée particulière pour les orthodoxes. Il s’agit d’une journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création, en plus d’être le début de leur année liturgique. Depuis 2015, sous l’impulsion du pape François, cette journée de prière est commune à l’Eglise orthodoxe et à l’Eglise catholique.

Cette année, le pape François et le patriarche de Constantinople Bartholomée ont publié un message commun. Pour eux, l’écologie est un bon moyen de se rapprocher, de favoriser le dialogue oecuménique.

Voici le texte ci-dessous :

 » L’histoire de la création nous présente une vue panoramique du monde. Les Ecritures révèlent que, «au commencement», Dieu a voulu que l’humanité coopère à la préservation et à la protection de l’environnement naturel. Au début, comme on lit dans la Genèse, «il n’y avait encore aucun arbuste des champs sur la terre et aucune herbe des champs n’avait encore poussé, car le Seigneur Dieu n’avait pas fait pleuvoir sur la terre et il n’y avait pas d’hommes pour cultiver le sol» (2, 5). La terre nous a été confiée comme un don et un héritage sublimes, envers lequel chacun de nous partage la responsabilité jusqu’à ce que, «à la fin» tout, au ciel et sur la terre, soit restauré dans le Christ (cf. Ep 1, 10). Notre dignité humaine et notre bien-être sont profondément liés au soin que nous portons à toute la création.

Cependant, «entre-temps», l’histoire du monde présente un contexte très différent. Elle révèle la situation d’un délabrement moral où notre attitude et notre comportement envers la création obscurcissent notre vocation de coopérateurs de Dieu. Notre propension à rompre les écosystèmes fragiles et délicats du monde, notre désir insatiable de manipuler et de contrôler les ressources limitées de la planète, et notre avidité pour des profits illimités des marchés, tout cela nous a éloignés du but originel de la création. Nous ne respectons plus la nature comme un don partagé ; nous la regardons plutôt comme une grande possession privée. Nous ne nous associons plus à la nature dans le but de la maintenir; nous dominons plutôt sur elle pour qu’elle soutienne nos propres constructions.

Les conséquences de cette nouvelle vision du monde sont tragiques et durables. L’environnement humain et l’environnement naturel sont détériorés ensemble, et cette détérioration de la planète pèse sur les plus vulnérables de ses habitants. L’impact du changement climatique touche, d’abord et surtout, ceux qui vivent dans la pauvreté dans tous les coins du globe. Notre obligation d’user avec responsabilité des biens de la terre implique la reconnaissance et le respect de tous les peuples et de toutes les créatures vivantes. L’appel urgent et le défi de sauvegarder la création sont une invitation à toute l’humanité à travailler pour le développement durable et intégral.

Par conséquent, unis par le même souci de la création de Dieu, et reconnaissant que la terre est un bien commun, nous invitons ardemment toutes les personnes de bonne volonté à observer un temps de prière pour l’environnement le 1er septembre. A cette occasion, nous souhaitons remercier le Créateur aimant pour le noble don de la création, et prendre l’engagement de la sauvegarder et de la préserver pour l’amour des générations futures. Après tout, nous savons que notre effort est vain si le Seigneur n’est pas à nos côtés (cf. Ps 126, 127), si la prière n’est pas au centre de notre réflexion et de notre célébration. En effet, un objectif de notre prière est de changer notre manière de percevoir le monde afin de changer notre relation avec le monde. Le but de notre promesse est d’être courageux pour embrasser une simplicité et une solidarité plus grandes dans nos vies.

Nous lançons un appel urgent à ceux qui ont des responsabilités sociales et économiques, aussi bien que politiques et culturelles, pour qu’ils entendent le cri de la terre et subviennent aux besoins des marginalisés, mais surtout afin qu’ils répondent à la demande de millions de personnes et appuient le consensus du monde entier pour guérir notre création blessée. Nous sommes convaincus qu’il ne peut y avoir de solution sincère et durable au défi de la crise écologique et du changement climatique sans une réponse concertée et collective, sans une responsabilité partagée et assumée, sans donner la priorité à la solidarité et au service.  »

Du Vatican et du Phanar, le 1er septembre 2017

Pape François et Patriarche Œcuménique Bartholomée

 

Et le 4 octobre ? Il s’agit de la fête de Saint François d’Assise, un écolo avant l’heure! Pour ce qui est de la sobriété bienheureuse, il s’y connaissait, on ne peut pas le nier, il l’avait même poussée à son extrême limite : mendier sa nourriture, se coucher à même le sol sur une « natte », ne pas porter de chaussures, se vêtir d’une bure, et manger très très peu… Nous ne sommes pas tous faits pour vivre selon ses règles drastiques ! Mais on peut quand même faire notre part, et vivre plus en harmonie avec la nature en gardant un certain confort.

En tant que « catho écolo », j’aime beaucoup le cantique des créatures, écrit très simplement, mais qui nous porte à louer Dieu pour la création. Je vous en propose une méditation, en images et en musique.

Pourquoi ne pas faire de cette journée du 1er septembre une journée qui marque concrètement l’engagement de l’Eglise en faveur de l’écologie ? Tout est à inventer, vous pouvez laisser un commentaire pour échanger vos idées !

 

Le label Eglise verte

L’Eglise se met à l’écologie ! Depuis l’encyclique du Pape François, rien d’étonnant à cela bien sûr. Quoique… Je me rappelle encore les JMJ de Cologne avec ses stands de distribution de nourriture et les plateaux, barquettes, couverts, verres en plastique, sans possibilité de tri ni de compost !

      Les emballages aux JMJ de Cologne (2005)

Est-ce que tout cela va changer ? Les cathos sont-ils prêts à franchir le cap ? Si on ne fait rien, si l’Eglise ne fait rien, le Pape François aura écrit un magnifique texte qui risque de rester sur l’étagère des bibliothèques du Vatican. Mais on peut y voir le début d’une nouvelle ère, ou « cathos » et « écolos » ne seront plus antagonistes.

 

Le lancement de ce label est prévu le samedi 16 septembre, à l’église protestante Unie de Pentemont-Luxembourg, 58 rue Madame à Paris. Il est porté par les Eglises chrétiennes de France, pas seulement l’Eglise catholique mais aussi les protestants et les orthodoxes. Les parisiens intéressés peuvent s’inscrire ! Je serai ravie d’ailleurs d’avoir des retours et des commentaires sur cette journée…

 

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