Catégorie : Zéro déchet Page 1 of 3

Soin du visage quotidien

Je ne suis pas de celles qui aiment passer des heures le matin pour prendre soin de ma peau. Quand je suis passée au zéro déchet, j’ai décidé d’en faire encore moins et de me contenter du minimum…

Je me suis dit : je vais utiliser du savon, ce sera très bien ! Sauf que mon savon en question était du savon de Marseille, et que pour la peau, il y a mieux… Il faut savoir que le savon de Marseille contient des molécules lavantes, mais, contrairement aux savons surgras, il ne nourrit pas la peau. Les savons surgras ont un ajout en glycérine.

Ma peau a fini par être irritée et desséchée par endroits : vous savez, ces jolies plaques rouges rugueuses au toucher ? J’ai donc essayé de me renseigner. Et là, révélation : la peau, pour être en bonne santé, a besoin d’être hydratée et nourrie. Bye bye le savon de Marseille…

J’ai voulu me tourner vers les produits les plus naturels possibles, j’ai donc testé des associations d’eau florale (pour hydrater) et d’huile végétale (pour nourrir). Ma peau y trouve son compte ! Les plaques rouges ont disparu.

Mon soin quotidien, avec les lingettes lavables de ma copine Julie (voir lien vers sa page facebook ci-dessous).

En fonction de votre type de peau, différentes combinaisons sont possibles.

Les eaux florales

Qu’est-ce qu’une eau florale ?

Il s’agit une solution aqueuse contenant quelques gouttes d’huiles essentielles. Elle beaucoup moins concentrée que celles-ci car elle contient principalement de l’eau : il n’y a pas de contre-indication, vous pouvez même l’utiliser chez les nourrissons. Elle possède des propriétés particulières en fonction de la plante utilisée.

Quelle eau florale utiliser ?

Je vous propose celles que j’ai testées, si jamais vous avez d’autres expériences, vous pouvez les partager en commentaires. L’eau florale doit correspondre à votre type de peau mais il se peut que vous n’en appréciez pas l’odeur… Libre à vous d’en changer !

  • eau de rose : elle est adaptée à tous les types de peau. Elle tonifie et illumine le teint. C’est celle que j’utilise au quotidien. Elle donne une impression de frais. Je ne pourrai plus m’en passer !
  • eau de camomille : elle calme les rougeurs et les irritations. J’en mettais sur les gencives gonflées de mon fils quand il sortait ses dents. C’était efficace !

Comment utiliser une eau florale ?

Vous pouvez vous vaporiser directement le visage, ou bien en mettre sur une lingette (lavable bien sûr) et tamponner votre peau. Laisser sécher à l’air libre.

Comment les eaux florales sont-elles conditionnées ?

Vous les trouverez en flacons en plastique, avec ou sans vaporisateur. Mon truc est d’acheter le vaporisateur la première fois. Quand la bouteille est finie, vous conservez le vaporisateur et vous rachetez en simple bouteille. Et recyclez la bouteille !

Les huiles végétales

Qu’est-ce qu’une huile végétale ?

C’est une huile extraite de graines, de fruits ou de noyaux de fruits oléagineux ou autres.

Quelle huile végétale utiliser ?

Là aussi, tout dépend de votre type de peau. Le mieux est d’en tester plusieurs pour se faire une idée. Choisissez des huiles vierges extra, extraites à froid et biologiques pour en garantir la qualité.

  • huile de jojoba : conseillée pour les peaux grasses, elle régule la production de sébum. Parmi ses nombreuses autres propriétés, elle est aussi cicatrisante et photoprotectrice.
  • huile d’abricot : conseillée pour les peaux fatiguées. Elle est antioxydante, revitalisante et photoprotectrice. C’est ma chouchou, elle sent divinement bon !
  • huile d’amande douce : conseillée pour les peaux sèches et sensibles. Elle est antioxydante, adoucissante et cicatrisante. Vous pouvez l’utiliser sur la peau sensible des bébés.
  • huile de noisette : conseillée pour les peaux grasses, mais elle s’adapte à tous types de peau. J’aime aussi beaucoup son odeur.
  • huile d’avocat : conseillée pour les peaux matures, particulièrement pour lutter contre les rides.

N’hésitez pas à partager vos expériences avec d’autres huiles végétales en commentaires ! Sinon je vous invite à consulter le lien suivant avec des données très complètes sur les huiles végétales (avec une recherche par ordre alphabétique) : https://www.passeportsante.net/huiles-vegetales-g152

Comment appliquer une huile végétale ?

Vous pouvez l’appliquer directement en massage avec les mains, jusqu’à pénétration complète.

Comment les huiles végétales sont-elles conditionnées ?

Vous les trouverez en petites bouteilles de verre, avec ou sans vaporisateur. Je vous donne le même conseil que pour les eaux florales : achetez le vaporisateur la première fois, et ensuite réutilisez-le sur une autre bouteille. Vous ferez des économies.

N’hésitez pas à commenter pour donner vos propres expériences en la matière. Les utilisations des eaux florales et des huiles végétales sont à mon avis très variées, et connaître les astuces des unes et des autres ne peut être que bénéfique.

Lessive zéro déchet

Après quelques années de pratique du zéro déchet, j’ai pu tester différentes lessives moins polluantes tout en réduisant les emballages. Je vous livre mes astuces et recettes pour que vous puissiez vous forger une opinion et choisir ce qui vous convient le plus !

Le plus simple : acheter de la lessive en vrac

Si vous avez peu de temps à accorder aux recettes faites maison, le mieux est de trouver près de chez vous un magasin qui vend de la lessive en vrac. C’est de plus en plus répandu. J’en trouve pour ma part à la Biocoop, à Day by Day, et aussi dans une boutique ambulante qui fait le marché.

Le principe est simple : vous achetez une fois le contenant et vous pouvez revenir le remplir quand c’est terminé ! Les lessives proposées sont en plus écologiques et il n’est pas nécessaire d’en mettre beaucoup.

Si vous avez envie de fabriquer votre lessive pour savoir ce que vous mettez dedans ainsi que pour soulager votre budget, sachez que c’est possible ! Il est très facile de fabriquer sa lessive soi-même. Je vous donne deux recettes que j’ai testées.

La lessive au savon de Marseille

Ingrédients
  • 100 g de savon de Marseille
  • 100 g de cristaux de soude
  • 3 litres d’eau
  1. Râper 100g de savon de Marseille avec un économe (vous trouverez aussi dans certains magasins des copeaux de savon en vente en vrac).
  2. Peser 100 g de cristaux de soude et les mélanger aux copeaux de savon dans une marmite de grande contenance (4 ou 5 litres).
  3. Faire bouillir de l’eau et ajouter un litre au mélange. Mélanger avec un mixeur plongeur. Le mélange mousse et prend de l’épaisseur.
  4. Ajouter de la même façon un autre litre d’eau bouillante, puis mélanger au mixeur.
  5. Une dernière fois, ajouter un litre d’eau bouillante et mixer. Si ça mousse trop, il faut laisser reposer entre deux ajouts !
  6. Transvaser la lessive dans un contenant du type bidon en plastique, et laisser reposer toute une nuit.
  7. La lessive est parfois dure, comme si elle s’était solidifiée : il faut simplement bien secouer le bidon avec de l’utiliser.
  8. Pour l’utiliser : placer un fond de verre de lessive dans la machine et ajouter un fond de verre de vinaigre blanc dans le bac d’adoucissant. Cela nettoie les dépôts de savon qui pourraient encrasser les tuyaux et fait office d’assouplissant.

Mon avis sur la lessive au savon de Marseille


C’est une lessive qui ne coûte vraiment pas grand-chose : comptez 5 euros les 500 g de savon (encore moins cher pour les copeaux) et 3 euros les 500 g de cristaux de soude. Avec un bidon, nous faisons à peu près 3 mois à raison de 4 ou 5 lessives par semaine !
Elle est très efficace, par contre ne vous attendez pas à ce que votre linge sente bon ! Il sort propre de la machine, c’est déjà pas mal ! Vous pouvez ajouter quelques gouttes d’huile essentielle mais personnellement je n’ai pas vu de grande différence.
Il semble toutefois qu’à long terme, cette lessive soit un peu trop corrosive. Au bout de deux ans d’usage exclusif, nous trouvions que nos vêtements manquaient souplesse, ils semblaient un peu trop « décapés ». Nous avons donc décidé d’alterner avec la lessive en vrac. Nos vêtements ont finalement retrouvé leur souplesse !

Et puis j’ai voulu essayé une lessive 100 % naturelle et 100 % gratuite…

La lessive au lierre

Etonnant, n’est-ce pas ? Faire sa lessive avec uniquement des ressources naturelles… Cela m’a bien sûr tout de suite plu ! Sans plus attendre, voici la recette.

Ingrédients
  • 100 g de feuilles de lierre
  • 1 litre d’eau
  1. Aller chercher du lierre : couper environ 100 g de feuilles. Les couper en petits morceaux et les mettre à tremper pour les nettoyer.
  2. Les placer ensuite dans une casserole puis ajouter un litre d’eau. Porter à ébullition puis laisser chauffer encore 15 minutes.
  3. Laisser macérer pendant 24 h.
  4. Filtrer le mélange en plaçant sur la bouteille un entonnoir recouvert d’un morceau de tissu.
  5. Récupérer le liquide et fermer la bouteille : votre lessive est prête !
Une lessive qui mousse !
Des résidus après filtration.

Mon avis sur la lessive au lierre

Cette lessive lave très bien ! Grâce à la saponine naturellement présente dans le lierre, elle fait totalement son boulot. Je n’ai aucun avis négatif : je ne peux que vous encourager à la tester. Elle ne laisse pas d’odeur non plus, mais elle me semble moins agressive pour les vêtements que celle au savon de Marseille.

Et vous, avez-vous des astuces pour laver votre linge plus naturellement ? Avez-vous testé l’une ou l’autre de ces lessives ?

Marine

Camping zéro déchet

Nous voilà de retour de vacances. Nous avons passé une semaine sous tente en essayant de produire le moins de déchets possible. Encore une fois, tout est une question d’organisation !

Vous vous imaginez peut-être que mon coffre était rempli de bocaux… Eh bien oui, mais pas tant que ça ! Pour cinq, nous nous débrouillons sans glacière et avec une seule caisse de nourriture.

Comment préparer la nourriture pour camper ?

Dans la caisse de nourriture, je prévois :

  • quatre bocaux de 1,5 L contenant des céréales et des légumineuses (pour nous riz, quinoa, lentilles et sarrasin) : faciles à préparer et rapides à cuire
  • un pot de confiture et un pot de beurre de cacahuète
  • un petit bocal de sel
  • un petit bocal de sucre
  • du café soluble
  • de l’huile d’olive

Comment cuisiner au camping ?

Le maître-mot est la simplicité. Pour cela, les gourdes sont essentielles ! Chacun a la sienne, ce qui nous a permis de ne pas utiliser de verres.

Pour le petit déjeuner, nous mangions du pain (baguette achetée au camping le matin même, si possible sans emballage…).

Pour le déjeuner nous préparions souvent un pique-nique.

Pour tout savoir sur les pique-niques zéro déchet, vous pouvez aller voir par ici : Pique-nique sous le soleil ou par ici : Pique-nique zéro déchet à la plage

Pour le dîner, le menu était souvent composé de céréales + légumes + fruits. Parfois nous ajoutions du fromage ou de la charcuterie, acheté le jour-même (car pas de glacière !) si possible dans un tupperware.

Nous avons investi dans une gazinière il y a 3 ans, elle était d’occasion et la bouteille n’est pas encore vide ! Nous la posons à même le sol.

Comment simplifier la vaisselle ?

Là aussi, pas d’ustensiles superflus ! Avec l’expérience, je me suis concoctée une petite liste à laquelle je me tiens et qui prend peu de place dans la voiture (l’ensemble tient dans une grande bassine).

  • une sauteuse avec son couvercle
  • une grande casserole
  • une passoire
  • un saladier
  • 5 assiettes
  • 5 verres (qui ont surtout servi pour le café du matin)
  • 5 couverts
  • 5 gourdes
  • 2 grandes cuillères
  • 1 petit couteau de cuisine
  • 5 serviettes en tissu

La vaisselle peut se faire avec du savon de Marseille, qui peut aussi servir de lessive (à la main) et de nettoyant pour le corps et les cheveux : pour une semaine, je vous assure que ça fait l’affaire…

Bloc de savon de Marseille dans son tupperware

Concrètement, comment faire les courses ?

Nous avons laissé tomber la glacière après notre première expérience en tente : les seuls ingrédients que nous tenions à réfrigérer étaient le beurre et la confiture. Il fallait de toute façon changer les glaçons régulièrement et la glacière prenait de la place dans la voiture ! Nous avons finalement décidé de la vendre, ce qui nous a en fin de compte simplifié la vie !

Alors forcément, sans glacière, il faut faire les courses tous les jours. Nous avons pris avec nous le strict minimum :

  • des sacs en tissu
  • un tupperware
  • un sac à dos

Les courses quotidiennes étaient faites de fruits, de légumes, de fromage ou de charcuterie. Les réserves de céréales ont parfaitement fait la semaine : pas besoin de chercher un magasin bio sur place ! D’ailleurs, il n’y en avait pas…

Cela n’empêche pas de se faire plaisir : les sacs en tissu servent aussi pour acheter des cookies pour le goûter, dans la boulangerie du village ! Nous avons aussi expérimenté un restaurant zéro gaspillage ou tout était sous forme de buffet. L’idée est de se servir juste à sa faim : super concept !

Le gros avantage de ne pas produire de déchet est qu’on ne doit pas traîner une poubelle avec soi. Nous avons eu quelques déchets recyclables (bocaux de confiture, de terrines) ainsi que des déchets compostables. Ceux-là, nous les avons enterrés dans un coin du terrain de camping. Je peux vous dire que les hérissons étaient particulièrement intéressés ! Il y a malheureusement encore trop peu de campings à proposer des composteurs…

Et pour la route ?

Nos trois enfants ont parfaitement supporté la route. Cette année, j’avais prévu une bonne réserve de livres, achetés juste avant dans une braderie. L’intérêt est en fait d’avoir des livres qu’ils n’ont jamais lu. Et ça les a bien occupés.

Si vous voulez d’autres conseils ou détails de notre organisation, vous pouvez me le demander en commentaires. Je suis aussi curieuse de savoir comment vous vous débrouillez en vacances pour avoir un moindre impact sur l’environnement, n’hésitez pas à partager !

Kermesse zéro déchet ?

Peut-être vous dites-vous en lisant ce titre que ces termes ont du mal à cohabiter. Les kermesses sont par excellence les lieux d’où on revient chargé de babioles en plastique qui finissent dans la poubelle, des fois le jour-même ! C’est très loin d’être zéro déchet

Nous étions à une kermesse dimanche dernier, et j’avais quand même anticipé. J’avais préparé un sac avec des couverts, des verres et des assiettes en métal. J’avais aussi apporté des serviettes en tissu, un tupperware et un sac en tissu au cas où. Cela nous a permis de manger sans utiliser les assiettes et verres jetables proposés. Et j’ai rapporté des gâteaux dans le tupperware.

Vos meilleurs alliés des kermesses, pots de fin d’année et pique-niques !
De bons gâteaux faits maison…

La suite, vous la connaissez certainement très bien, si vous avez des enfants. Les stands commencent et là… c’est le paradis du machin-en-plastique-très-moche-qui-ne-dure-pas.

Celui-là je l’ai mis à la poubelle après avoir lu les ingrédients (sucre, sirop de glucose, graisse de palme, sirop de sorbitol, acide citrique, gélifiant, arôme).
Qui voudrait que son enfant ingère ça ?

L’argument ultime pour parer à tout commentaire écologique ou un temps soit peu raisonnable est qu’il faut faire plaisir aux enfants. Donc, dans notre société hyper consommatrice, nos enfants sont incapables de s’amuser autrement qu’en ayant des jouets en plastique.

Ca fait peur, hein ?

Ce qui plaît à nos chères petites têtes blondes, ne serait-ce pas plutôt de jouer, de découvrir des surprises ? Je pense qu’en terme d’amusement, on peut faire beaucoup mieux que de leur offrir des jouets tout pourris…

Donc suite à énième expérience de kermesse, j’ai eu un sentiment d’imposture. Je passe mon temps à éviter le plastique, à éviter la voiture, à repousser mes incohérences d’hyper consommatrice, et là, en quelques heures, je me suis retrouvée les bras chargés de plastique… J’ai eu honte.

Nous avons donc décidé d’en parler à nos enfants. Ils ont compris qu’on ne pouvait pas à la fois faire zéro déchet à la maison et en même temps vouloir plein de jouets en plastique. On s’est donc mis à réfléchir ensemble à une kermesse zéro déchet :

  • remplacer par des jouets en métal ou en bois (ça ne rentrerait sans doute pas dans le budget)
  • avoir des lots différents : des entrées dans des parcs, des places de concert, des livres d’occasion, des lots fabriqués par les enfants et par les parents…
  • installer des jeux plutôt que des loteries (jeux en bois type palets ou Mölky)
  • organiser des concours (tirs au but, maquillage, chamboule-tout, danse, karaoké…)
  • une super idée de la kermesse d’hier : un petit train tiré par un tracteur (les wagons étaient des bidons montés sur roues)

En creusant un peu, les idées ne manquent pas. J’étais d’ailleurs curieuse de savoir comment étaient les kermesses avant l’ère du plastique. Dans les années 1920, les gens savaient aussi s’amuser ! On pouvait avoir les stands suivants :

  • billard japonais
  • bulles géantes
  • jeu de palets
  • mikado géant
  • courses de bicyclettes lentes
  • chamboule-tout
http://biarritzanneesfolles.com/

Tout ça pour dire qu’on ne peut plus continuer à dire que c’est vraiment dommage que la mer regorge de plastique et que, sous prétexte de gâter nos enfants, nous continuions à les abreuver de babioles polluantes !

J’ajoute que je me suis aussi amusée à ramener à la maison les déchets compostables. Quand on s’y met, le zéro déchet devient une deuxième nature !

Et vous, quelles sont vos expériences de kermesse ? Avez-vous découvert des idées alternatives aux loteries ?

Convaincre ou donner l’exemple ?

Quand on se met à aborder la question écologique avec des personnes proches, on se rend compte que tout le monde est souvent d’accord sur les grands principes. C’est après que ça devient marrant…

La planète se réchauffe

A moins d’avoir des oeillères, études de scientifiques à l’appui, personne ne peut aujourd’hui prétendre le contraire. Le rapport du GIEC sorti en octobre 2018 indique les conséquences pour la planète si le réchauffement était limité à 1,5°C (par rapport à l’ère préindustrielle) : plus de vagues de chaleur, plus de pluies torrentielles, baisse de rendement des cultures, moins de poissons, élévation du niveau de la mer… Mais si rien n’est fait, le réchauffement sera porté à + 5,5°C ! Belle illustration sur le site du Monde.

La pollution par le plastique

Pollution insidieuse par le plastique : de micro déchets parmi les grains de sable

Ce plastique est un véritable poison : il se retrouve dans l’eau (surtout celle en bouteille), dans l’air, dans ce que nous mangeons. Une étude commandée à une université australienne par WWF montre qu’une personne ingère 5 g de plastique par semaine (l’équivalent d’une carte de crédit). On mange quoi à midi, un club sandwich emballé dans du plastique ?

La biodiversité disparaît

Un rapport international de l’ IPBES sorti en mai 2019 indique qu’un million d’espèces sont menacées sur les 8 millions que comporte notre planète. Il est de plus en plus question d’extinction massive.

Tout ça, se sont des preuves. Nous les avons tous sous les yeux et tous, nous en constatons les dégâts. La différence entre nous, c’est ce que nous en faisons.

Quand la conversation commence à tourner autour des solutions possibles, c’est là que ça se gâte… Il y a ceux qui trouvent que vous en faites trop, et qui, en fait, ne sont pas prêts à modifier leurs mauvaises habitudes de consommation. Il y a ceux qui pensent que ce sont aux autres de changer.

Je tiens à dire que je ne suis absolument pas parfaite sur le sujet :

  • je prends régulièrement ma voiture
  • mon fils met des couches jetables
  • j’achète encore, parfois, du plastique
  • les placements que fait ma banque avec mon argent ne sont pas toujours très verts…
  • je prends des douches un peu trop longues

Bref, j’ai une marge de progression ! Je suis aussi consciente de mes blocages. Je n’en fais pas une montagne mais je vois bien que mon mode de consommation ne pourrait pas être généralisé à la planète entière, sous peine d’aggraver ce qui est en train de se produire.

Les gens n’aiment pas qu’on pointe leurs contradictions, et je les comprends. Je n’ai pas envie d’être une donneuse de leçons mais ce que je vois me révolte. Je ne supporte plus qu’on dise qu’on ne peut rien faire parce que les habitudes sont difficiles à changer. Certes, on ne peut pas supprimer ses déchets du jour au lendemain (j’ai d’ailleurs toujours une poubelle), mais on peut faire un peu plus chaque jour.

Récemment, j’ai entendu : « Pour nous les vieux, les habitudes sont prises. C’est aux jeunes de changer ! » Oui, enfin, les jeunes avec leurs chips, leurs paquets de bonbons, ils ne sont pas forcément plus prêts, juste parce que ce sont des jeunes.

Alors : convaincre ou donner l’exemple ?

Je pense que convaincre ne marche pas, ou alors avec des gens qui ont déjà une conscience écologique, comme vous ! Pour les autres, c’est un cheminement personnel qui doit s’enclencher.

Pour vous raconter  ma petite histoire, je ne suis pas devenue écolo en regardant des statistiques. En fait, au début, j’étais la caricature de ce qui m’énerve aujourd’hui : quelqu’un qui ne se sent pas vraiment concernée par la préservation de son environnement. J’étais une prédatrice, une consommatrice, pas une protectrice. Je suis tombée en mars 2015 sur un article dans le journal : Béa Johnson, française émigrée aux Etats-Unis, ne produisait qu’un litre de déchets par an pour sa famille de 4 personnes. Hallucinant ! J’ai voulu en savoir plus. Je crois que je me suis tout à coup sentie capable de faire quelque chose. Et ça a tout changé.

Alors plutôt que de vouloir donner des leçons (même si parfois ça démange !), je pense que le mieux est de montrer aux autres qu’il est possible de modifier son comportement, sans s’en porter plus mal.

Et vous, êtes-vous parfois confrontés à des comportements, des réflexions qui vous insupportent ? J’ai hâte d’en savoir plus !

 

 

 

 

Pique-nique sous le soleil

Je profite de ce temps lumineux et chaud pour sortir à nouveau, avec les enfants et l’appareil photo ! La Bretagne est tellement belle sous le soleil (il ne faut pas le dire trop fort). Alors aujourd’hui, direction la plage, pour un pique-nique, zéro déchet bien sûr !

Les enfants ont eu la joie de découvrir un parcours sportif près des tables de pique-nique.

Comment préparer un pique-nique zéro déchet ?

Le plus important étant ce qu’on va manger, ce n’est pas une étape à négliger (surtout si vous ne voulez pas de déchet).

Je vous invite à consulter mon précédent article où j’indique le matériel que j’utilise : Pique-nique zéro déchet à la plage

Au menu cette fois-ci :

  • un reste de chips
  • un mélange de fruits secs et oléagineux
  • des tomates cerises
  • un sandwich avec une saucisse
  • un gâteau (acheté en boulangerie avec un sac en tissu)
  • des cerises

Et voilà ce que ça donne en images :

Le « hot dog » est allègrement complété !

Le meilleur pour la « faim »…

Et ça ce sont mes seuls déchets ! Direction le compost…

Belle surprise en arrivant : le camion poubelle en pleine manoeuvre !

Et surtout le décor aux alentours, ce qui nous met le coeur en joie.

Si vous cherchez ce coin paradisiaque, il faut venir à la grève de Saint-Michel à Plouguerneau, direction le Finistère Nord. Je vous attends ?

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Bye-bye, les chocolats glacés

Nous ne lui avons même pas fait d’adieu en règle et pourtant il nous a rendus de fiers services. Il n’a jamais flanché et a su assurer aux bébés successifs des petits pots maison, compotes et purées, toujours prêts à portée de main et de micro-ondes. Mais il était temps, nous étions prêts à le lâcher… Je veux parler de notre congélateur !

 

J’étais pourtant très accro.

Nos premiers pas dans le zéro déchet nous ont fait très vite abandonner l’idée d’acheter des glaces toutes prêtes car trop d’emballages.

Nos enfants étaient petits, donc pas trop conditionnés et nous passer de bâtonnets glacés a été simples en fait. Nous en profitons plus quand nous sortons ! Et en mode zéro déchet, c’est-à-dire en vrac…

Donc, plus de glaces. Mais le congélateur était tout le temps plein ! Je faisais des réserves de pain, et je congelais les restes de repas, de pâtes à tarte, de sauces…

Alors quand mon mari a émis l’idée que (peut-être ?) nous pouvions nous passer de congélateur, je n’ai pu contenir ma stupeur ! Mais non ! Pour moi le congélateur était devenu mon allié en terme de non gaspillage alimentaire !

Et puis, j’ai repensé à l’étude Drawdown (dont je vous parle dans un précédent article 2019 : l’année du changement ? ) : remplacer les liquides réfrigérants serait la solution la plus efficace pour lutter contre l’effet de serre. Alors, avant que mon congélateur ne commence à avoir des fuites, disperse ces gaz dans l’atmosphère, et que ça me donne mauvaise conscience, peut-être pourrions nous envisager de…

…faire sans ? Nous avons testé trois semaines, tout simplement en le débranchant. Et finalement tout s’est très bien passé.

Comment faire sans congélateur ?

  • Je n’achète plus de pain d’avance. Je le fais moi-même ou j’en achète la veille pour le lendemain.
  • Nous mangeons les restes le lendemain ou le surlendemain.
  • S’il me reste de la pâte à tarte, je fais des mini-tartes pour les enfants en les garnissant de bananes, de confiture, de chocolat. Ils adorent !

Voir ici pour la recette Le pain au levain

Bref, nous avons appris à réguler notre consommation en fonction de ce que nous avons. Certes, nous n’avons jamais de « plats tout prêts » à sortir à la dernière minute. Mais nous avons souvent des restes. Et quand nous sommes vraiment pressés et bien… on fait des pâtes ! Et ce n’est pas ça qui frustre nos enfants !

Ah oui, j’oubliais : ça nous a aussi permis de réduire notre facture d’électricité.

Voici le seul rescapé de notre ère glaciaire…

Alors, ça vous branche ?

 

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Des garçons en culottes courtes !

Achetez-vous toujours des shorts à vos enfants ? Cela fait plusieurs années que je ne le fais plus… Découvrez comment réutiliser les vieux pantalons !

Surtout ne jetez pas les vieux pantalons troués de l’hiver, ils peuvent encore servir d’avril à septembre…

Vous pouvez faire simple en coupant les jambes du pantalon au-dessus du trou. Le problème est que le short risque de s’effilocher, ce n’est pas forcément très esthétique.

Apprenez à faire un ourlet ! Ca n’a rien de sorcier et ça pourrait vous servir souvent : pour raccourcir des pantalons, des rideaux, fabriquer des sacs…

Pour savoir comment fabriquer des sacs en tissu, relisez mon article sur le sujet : tuto sacs à vrac.

Voici comment je m’y prends pour coudre un short.

Matériel

  • une machine à coudre
  • du fil
  • des ciseaux
  • un fer à repasser

Comment coudre un short ?

1) Couper chaque jambe au-dessus du genou troué. Vérifier que les deux côtés ont la même longueur en les superposant.

2) Faire un ourlet : plier le tissu une première fois vers l’intérieur du short. Passer le fer. Plier le tissu une deuxième fois vers l’intérieur. Passer le fer.

3) Coudre au point droit en essayant d’être le plus près du bord supérieur. Les coutures du pantalon peuvent être difficile à passer : allez-y doucement avec la machine.

Ces shorts sont très solides, surtout ceux faits à partir de jeans. Ceux que j’avais cousus pour mon premier fils servent toujours pour mon troisième.

Et quand les shorts sont vraiment usés, surtout ne les mettez pas à la poubelle. Tous les tissus se recyclent ! Mettez vos tissus usagés en sacs fermés et déposez-les dans une benne à la déchèterie. Ils seront soit réutilisés, soit recyclés (coupés, effilochés, broyés).

Pour plus d’information sur le recyclage des textiles : La fibre du tri

 

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Pâques zéro déchet

Pâques rime avec chocolat, et offrir du chocolat sans emballage peut ne pas être simple ! Malgré tout, mes enfants vont courir après les oeufs demain matin, et tout ça sans déchet.

J’ai eu un peu de mal au début pour ne pas leur acheter des oeufs Kinder, qui étaient pour moi l’inconditionnel de Pâques. Mais c’est moi qui était conditionnée, pas mes enfants !

J’ai dû déniché des oeufs réutilisables, dans lesquels mettre des friandises achetées en vrac. J’en ai finalement trouvés dans un magasin de jouet : un oeuf en carton et un oeuf en métal (de chez Moulin Roty). Les deux autres oeufs ci-dessous (le bleu et le transparent) sont en plastique, les enfants les ont eus avec leurs grands-parents l’an passé, alors autant ne pas les jeter.

Oeufs à remplir de friandises

J’y ai mis :

  • des chocolats, achetés en vrac à la boulangerie ;
  • des pâtes de fruits achetées au marché (j’ai craqué pour ces pâtes en forme de fruits, même s’il y a un tout petit bout de plastique…) ;
  • des sablés en forme de lapins faits maison.

Et voilà comment je suis parvenue à me sevrer des Kinder. Ce que les enfants aiment, c’est chercher les oeufs. Ils ne vont certainement pas manquer de chocolat car je ne suis pas la seule à leur en offrir !

Et vous, comment évitez-vous le suremballage à Pâques ?

 

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Week-end zéro déchet à Ouessant

Si vous partez pour un week-end en famille et que vous souhaitez avoir le moins de déchets possible, il faut changer un peu vos habitudes. L’organisation n’est pas plus compliquée, elle est juste différente !

Petit défi cette fois-ci : nous sommes partis sur une île, à la pointe du Finistère, qui s’appelle Ouessant. C’est une île de 800 habitants, qui offre des points de vue magnifiques, et sur laquelle on prend plaisir à flâner, à se reconnecter à la nature.

Pour le repas du premier soir, j’emporte un cake salé que je prépare à l’avance : pas envie ni le temps de faire des courses à ce moment-là et c’est facile à transporter dans un torchon.

Nous prenons avec nous des gourdes (une chacun), une boîte tupperware (en plastique, car moins lourde que le verre), un couteau, quelques sacs en tissu et des serviettes en tissu.

Nous emportons aussi un sac avec un mélange fruits secs / oléagineux.

Nous avons de cette façon ce qu’il faut sous la main pour pique-niquer :

  • un sac pour des fruits, des tomates qu’on peut acheter en vrac ;
  • un tupperware pour du jambon, du fromage ou du pâté qu’on achète à la coupe ;
  • le mélange de fruits secs et d’oléagineux ;
  • les gourdes.

Si le pique-nique n’est pas possible, on fait les courses pour cuisiner, avec nos sacs en tissu et notre tupperware, comme à la maison.

Oui, mais, sur une île comme Ouessant, peut-on acheter en vrac ? A notre dernière visite, nous avions trouvé un épicerie qui vendait de la charcuterie à la coupe, donc parfait pour remplir nos sandwichs de pâté ! Pour les fruits et les légumes, il n’y a pas de problème. Par contre, il n’y avait pas de produits secs en vrac.

Et cette fois-ci, nous avons découvert avec surprise qu’une épicerie bio et de produits en vrac est ouverte depuis août dernier !

L’île en vrac propose des fruits et légumes bio, du fromage à la coupe et des produits secs en vrac.

Les ouessantins ont maintenant tout ce qu’il faut pour se mettre au zéro déchet !

Et vous, quelles sont vos astuces zéro déchet pour vos week-ends en famille ?

 

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