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Sagesse d’un arbre

Petite réflexion aujourd’hui sur un passage du livre de la Sagesse (chapitre 4) : il y est question de descendance. Le lien qui est fait avec l’arbre me parle. J’espère que ça suscitera vos réactions !

Le début du texte peut rebuter (verset 1) :

 » Mieux vaut ne pas avoir d’enfants et posséder la vertu,
car l’immortalité s’attache à la mémoire,
elle est en effet connue de Dieu et des hommes. »

Cette phrase me met mal à l’aise. Mais elle met l’accent sur un point essentiel. Le but de notre vie ne devrait pas être d’avoir des enfants. Mais bien de devenir bienfaisant, ce qui ne peut pas nuire à nos enfants, hein… En même temps elle est réconfortante : les personnes ne pouvant pas avoir d’enfant ou n’en voulant tout simplement pas peuvent tout à fait réussir leur vie. Avoir des enfants n’est pas une fin en soi. Nous avons à nous améliorer, en vue du bien commun. Ca peut être pour notre vie de famille, mais aussi dans notre travail, avec nos amis, à travers un engagement associatif

« Mais la nombreuse postérité des impies ne profitera pas ;
issue de rejetons bâtards, elle ne poussera pas de racines profondes,
elle n’établira pas de base solide. »

C’est autre verset n’est pas vraiment politiquement correct dans notre société où nous prônons un « droit à l’enfant ». Et pourtant… Tous les enfants ont-ils la même chance ? Tous les parents sont-ils bienfaisants ? Les enfants maltraités grandiront-ils de la même manière que les autres ? Tous, nous faisons l’expérience de blessures intérieures, personne ne pousse vraiment droit, nous avons des accidents de parcours, des remises en question, des marche-arrières… Mais on ne peut pas non plus nier que l’enfance de certains sera plus difficile à digérer que d’autres.

« Même si pour un temps elle [la postérité] monte en branches,
mal affermie, elle sera ébranlée par le vent,
déracinée par la violence des vents ;
ses rameaux seront brisés avant d’être formés,
leur fruit sera sans profit,
n’étant pas mûr pour être mangé,
impropre à tout usage. »

La métaphore de l’arbre m’a toujours parlé. J’aime cette image de racines bien ancrées dans le sol qui aident à tenir bon quand souffle la tempête (tiens, ça fait aussi penser à la fable Le chêne et le roseau). Si les racines sont mal assurées, l’arbre est stérile : il ne sera pas beau, pas productif, très vite le bois deviendra dur et cassant. Tout comme un enfant a besoin pour grandir de stabilité affective, l’arbre doit pousser dans de la bonne terre. Il a aussi besoin de nourriture régulière et on ne doit pas lui cacher le soleil.

Pour moi, l’enfance est le berceau de l‘enracinement, c’est là que les fondations se construisent, que nos souvenirs se créent. Nous gardons des images, des sons, des paroles inscrites en nous. Elles sont agréables ou pas mais la façon dont nous les prenons dirigent notre vie et construisent notre arbre. Que votre arbre soit droit comme un bouleau, majestueux comme un pin, solide comme un chêne, tortueux comme un saule, peu importe : je vous souhaite qu’il prolifère !

Et vous, est-ce que cette métaphore de l’arbre vous parle ?
Vous sentez-vous toujours enraciné ?

Une vie foisonnante

Le prologue du livre de Qohélet (Ecclésiaste) peut être éclairant quant à notre passage sur Terre. Nous sommes en effet beaucoup plus éphémère que l’environnement qui nous entoure.

« Un âge va, un âge vient, mais la terre tient toujours. »

Ca commence bien ! Les générations passent sur notre Terre, celle-ci nous accueille toujours largement, et si nous en prenons soin, elle se charge aussi de nous prodiguer les ressources dont nous avons besoin.

« Le soleil se lève, le soleil se couche,
il se hâte vers son lieu et c’est là qu’il se lève.
Le vent part au midi, tourne au nord,
il tourne, tourne et va,
et sur son parcours retourne le vent ».

On dirait presque une comptine. La ronde des astres, le mouvement du vent. Tout est organisé, à la manière d’une horloge. Un peu comme une ritournelle.

« Tous les fleuves coulent vers la mer et la mer n’est pas remplie.
Vers l’endroit où coulent les fleuves,
c’est par là qu’ils continueront de couler. »

Le cycle de l’eau est lui aussi immuable. La mer semble être un réservoir jamais rassasié. On a l’impression de flots jaillissants, d’une vie perpétuellement en effusion.

« Toute parole est lassante ! Personne ne peut dire que l’oeil n’est pas rassasié de voir, et l’oreille saturée par ce qu’elle a entendu. »

Etrange parole… Comme si l’homme était de trop dans cet environnement foisonnant. J’y vois un clin d’oeil à notre société hyperactive. Tous nos sens ne sont-ils pas continuellement en éveil ? Ne nous arrive-t-il pas souvent d’être « saturé » ? D’images, de bruit, de sons… Ne nous sentons-nous pas abrutis par les sollicitations de toute part ?

« Ce qui fut, cela sera,
ce qui s’est fait se refera,
et il n’y a rien de nouveau sous le soleil ! »

Notre vie sur Terre ne serait-elle qu’une histoire qui se répète ? Sommes-nous voués aux mêmes errements, aux mêmes échecs ? Il me semble que l’humanité évolue dans son ensemble. Mais la nature même de l’homme n’est-elle pas la même, génération après génération ? Ne sommes-nous pas tous soumis aux mêmes questionnements existentiels ? Et notre nature, elle, accompagne ce lent processus de vie et de mort. Il y a quelque de perpétuel dans le cycle de la vie, et pourtant il est à chaque fois différent, car chaque personne et chaque coin de nature est unique ! Vous-même, vous êtes unique !

Et vous, est-ce que ce texte vous parle ?

 
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Au petit matin, les escargots se laissent observer

Les bas rayons du soleil éclairent délicatement le potager et ce matin je suis subjuguée par la beauté de mes capucines.

 

L’an passé, les fleurs étaient orange. Cette année, elles se teintent de jaune, et leur développement est exponentiel !

Dans cette forêt de capucines et de fougères, de petits habitants discrets et paisibles se cachent.

Appréciant la brume matinale, les escargots se délectent et font la sieste.

« Mais la sagesse, d’où provient-elle ?
Où se trouve-t-elle, l’Intelligence ?
Elle se dérobe aux yeux de tout vivant,
elle se cache aux oiseaux du ciel. »
Job 28, 20-21

 

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Viande ou légume ?

Demain, c’est lundi vert. Nous savons que la trop grande consommation de viande nuit à notre planète. Le livre des proverbes nous livre une petite phrase pertinente !

L’étude Drawdown dont je vous parlais dans un précédent article place en quatrième position (sur une liste de 100 propositions) l’impact positif d’une diminution de la consommation de viande sur l’émission des gaz à effet de serre. En clair, plus que le tri des déchets ou la réduction d’utilisation de la voiture, manger moins de viande aura plus d’effet ! Alors le zéro déchet, c’est bien, mais s’intéresser aux sources de protéines végétales, c’est mieux.

Où trouver des protéines végétales ? Par exemple :

Noix

Haricots de mer

Quinoa

Voici ce que nous dit le chapitre 15 du livre des proverbes (verset 17) :

« Mieux vaut une portion de légumes avec l’affection
qu’un boeuf gras avec la haine. »

En plus de l’aspect écologique, le partage et la relation humaine sont mis à l’honneur. En effet, les relations que nous tissons entre nous ne font-elles pas autant partie de notre nourriture que les aliments ? Quand nous allons au restaurant en amoureux ou en famille, nous n’y allons pas que pour la carte. Nous avons autant besoin d’amour et d’estime que d’un bon steak.

Alors pour demain, pourquoi ne pas vous préparer une bonne assiette végétarienne en compagnie de personnes que vous aimez ?

Pour des idées de menus, consultez la rubrique « Recettes végétariennes ».

A demain !

 

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Petite pensée positive

Aujourd’hui, une pensée du livre des Proverbes. Essayez de trouver dans la Bible des boosters de confiance de soi, vous verrez, on en trouve tout autant que dans les livres de développement personnel.

« Bois l’eau de ta propre citerne,
l’eau jaillissante de ton puits !
Tes fontaines s’écouleraient au dehors,
tes ruisseaux sur les places publiques :
Qu’ils restent pour toi seul,
et non pour des étrangers avec toi !
Bénie soit ta source ! »
(Proverbes 5, 14-18)

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