Étiquette : écologie

Voyage du Pape à Madagascar

Non, ce n’est pas le titre d’un film ou encore d’un dessin animé pour enfants ! Le Pape a profité de son voyage à Madagascar pour dénoncer des pratiques néfastes pour l’environnement. En espérant que ses paroles porteront des fruits !

Les paroles du Pape François à Madagascar

Comme dans son encyclique « Laudato Si », le Pape a rappelé aux autorités l’ampleur de la crise actuelle. Dans ce pays africain, la crise est clairement économique et sociale : il y a beaucoup de pauvreté, beaucoup de trafics, de la corruption… L’écologie est aussi au coeur de son discours.

« Le développement d’une nation ne se réduit pas à la simple croissance économique. Pour être authentique, ce développement doit être intégral. C’est-à-dire promouvoir tout homme et l’homme tout entier. »

Ce concept de développement intégral est vraiment important pour lui. Quand il parle d’écologie, il parle aussi de respect de la nature humaine, et plus spécifiquement de l’attention au plus faible.

« Nous avons appris que nous ne pouvons pas parler de développement intégral sans prêter une attention toute particulière à notre maison commune et en prendre soin. Il ne s’agit pas seulement de trouver les moyens de préserver les ressources naturelles mais de chercher des solutions intégrales qui permettent de prendre en compte l’intégration des systèmes naturels entre eux et avec les systèmes sociaux. Il n’y a pas deux crises séparées, une environnementale et une autre sociale, mais une seule et unique crise : une crise socio-environnementale. »

Des pratiques alarmantes pour la forêt et la biodiversité

« Votre belle île de Madagascar est riche d’une biodiversité animale et végétale et cette richesse est particulièrement menacée par la déforestation excessive au profit de quelques-uns. Sa dégradation compromet l’avenir du pays et de notre maison commune. Comme vous le savez, les forêts qui restent sont menacées par les feux de forêts, par le braconnage, par la coupe effrénée de bois précieux. La biodiversité animale et végétale est en danger à cause de la contrebande et d’exportations illégales. »

La déforestation est due à trois facteurs : la culture sur brûlis, l’exploitation forestière (commerce de l’ébène et du bois de rose) et la production de charbon pour les besoins locaux.

Superficie de la forêt originale, en 1950, en 1970 puis en 1990.

La biodiversité de Madagascar est extrêmement riche : entre 80 et 90% de la flore et de la faune sont des espèces qui n’existent que sur l’île. C’est la deuxième réserve de biodiversité du monde.

Les lémuriens sont menacés par la déforestation.

Le drame est que ces activités sont vitales pour certains habitants qui y trouvent une source de revenus. Le Pape insiste aussi là-dessus.

« Il est également vrai que pour les populations concernées, nombre de ces activités qui nuisent à l’environnement sont aussi celles qui assurent provisoirement leur survie. Il est donc important de créer des emplois et des activités créatrices de revenus qui respectent l’environnement et aident les personnes à sortir de la pauvreté. »

Et pour l’exemple, il a planté un baobab !

Quel est mon impact sur la déforestation ?

J’ai fait un test il y a peu pour évaluer l’impact de ma consommation sur la déforestation, allez faire un tour, c’est instructif ! Je suis responsable à moi toute seule de la déforestation de 168 m² dans le monde…

http://empreinte-foret.org/quizz/

Discours du chef Seattle

C’est en lisant le livre de Pierre Rabhi intitulé Semeur d’espoirs que j’ai découvert le discours du chef amérindien Seattle. Il est un plaidoyer pour la préservation de sa terre, de l’endroit où ont vécu ses ancêtres.

Chef indien Seatle

Seattle est né vers 1786, dans l’actuel état de Washington. C’est un chef amérindien qui a permis une entente cordiale entre les tribus indiennes et les colons. Il s’est même converti au catholicisme. Mais tout cela ne s’est pas fait sans douleur ni sans compromission.

En 1854, il a prononcé un discours en réponse au gouverneur Isaac Stevens : celui-ci venait de lui demander de racheter plus d’un million d’hectares des terres où vivaient les tribus Duwamish et Suquamish.

La traduction que je vous propose n’en est pas vraiment une : c’est une adaptation écrite par le scénariste Ted Perry en 1971. Tout ce qui est écrit n’est sans doute pas d’origine. Malgré tout, le texte vaut le coup d’être lu.

« Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ? L’idée nous paraît étrange. Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l’air et le miroitement de l’eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ? « 

« Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos soeurs ; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l’homme – tous appartiennent à la même famille. »

Saint François ne dit pas autre chose : il considérait tout être vivant comme son propre frère. Il parlait de « soeur eau », de « notre mère la Terre ». Voir à ce sujet : Bonne fête François

http://www.famille-catho-ecolo.fr/index.php/2018/10/04/bonne-fete-francois/

« Il n’y a pas d’endroit paisible dans les villes de l’homme blanc. Pas d’endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps, ou le froissement des ailes d’un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. »

« Si nous vous vendons notre terre, vous devez vous rappeler que l’air nous est précieux, que l’air partage son esprit avec tout ce qu’il fait vivre. Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir. Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit où même l’homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés. »

« Nous savons au moins ceci : la terre n’appartient pas à l’homme ; l’homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent. »

Je vous invite à lire le texte en entier si cela vous intéresse : Discours chef Seattle. Il semble que Seattle ait fini par accepter le rachat des terres et que toutes les tribus se soient vues attribuer des terres séparées les unes des autres. On imagine ce que sont devenues les terres d’origine : des immeubles, des supermarchés…

La sagesse de ses propos me laisse dubitative : où est le progrès ? Sommes-nous vraiment plus évolués que ces peuples primitifs ? N’avons-nous pas, au contraire, à nous inspirer de leur sagesse ?

Pour vos enfants (et pour vous aussi, à consommer sans modération) !

Et vous, qu’est-ce que cela vous inspire ?

Convaincre ou donner l’exemple ?

Quand on se met à aborder la question écologique avec des personnes proches, on se rend compte que tout le monde est souvent d’accord sur les grands principes. C’est après que ça devient marrant…

La planète se réchauffe

A moins d’avoir des oeillères, études de scientifiques à l’appui, personne ne peut aujourd’hui prétendre le contraire. Le rapport du GIEC sorti en octobre 2018 indique les conséquences pour la planète si le réchauffement était limité à 1,5°C (par rapport à l’ère préindustrielle) : plus de vagues de chaleur, plus de pluies torrentielles, baisse de rendement des cultures, moins de poissons, élévation du niveau de la mer… Mais si rien n’est fait, le réchauffement sera porté à + 5,5°C ! Belle illustration sur le site du Monde.

La pollution par le plastique

Pollution insidieuse par le plastique : de micro déchets parmi les grains de sable

Ce plastique est un véritable poison : il se retrouve dans l’eau (surtout celle en bouteille), dans l’air, dans ce que nous mangeons. Une étude commandée à une université australienne par WWF montre qu’une personne ingère 5 g de plastique par semaine (l’équivalent d’une carte de crédit). On mange quoi à midi, un club sandwich emballé dans du plastique ?

La biodiversité disparaît

Un rapport international de l’ IPBES sorti en mai 2019 indique qu’un million d’espèces sont menacées sur les 8 millions que comporte notre planète. Il est de plus en plus question d’extinction massive.

Tout ça, se sont des preuves. Nous les avons tous sous les yeux et tous, nous en constatons les dégâts. La différence entre nous, c’est ce que nous en faisons.

Quand la conversation commence à tourner autour des solutions possibles, c’est là que ça se gâte… Il y a ceux qui trouvent que vous en faites trop, et qui, en fait, ne sont pas prêts à modifier leurs mauvaises habitudes de consommation. Il y a ceux qui pensent que ce sont aux autres de changer.

Je tiens à dire que je ne suis absolument pas parfaite sur le sujet :

  • je prends régulièrement ma voiture
  • mon fils met des couches jetables
  • j’achète encore, parfois, du plastique
  • les placements que fait ma banque avec mon argent ne sont pas toujours très verts…
  • je prends des douches un peu trop longues

Bref, j’ai une marge de progression ! Je suis aussi consciente de mes blocages. Je n’en fais pas une montagne mais je vois bien que mon mode de consommation ne pourrait pas être généralisé à la planète entière, sous peine d’aggraver ce qui est en train de se produire.

Les gens n’aiment pas qu’on pointe leurs contradictions, et je les comprends. Je n’ai pas envie d’être une donneuse de leçons mais ce que je vois me révolte. Je ne supporte plus qu’on dise qu’on ne peut rien faire parce que les habitudes sont difficiles à changer. Certes, on ne peut pas supprimer ses déchets du jour au lendemain (j’ai d’ailleurs toujours une poubelle), mais on peut faire un peu plus chaque jour.

Récemment, j’ai entendu : « Pour nous les vieux, les habitudes sont prises. C’est aux jeunes de changer ! » Oui, enfin, les jeunes avec leurs chips, leurs paquets de bonbons, ils ne sont pas forcément plus prêts, juste parce que ce sont des jeunes.

Alors : convaincre ou donner l’exemple ?

Je pense que convaincre ne marche pas, ou alors avec des gens qui ont déjà une conscience écologique, comme vous ! Pour les autres, c’est un cheminement personnel qui doit s’enclencher.

Pour vous raconter  ma petite histoire, je ne suis pas devenue écolo en regardant des statistiques. En fait, au début, j’étais la caricature de ce qui m’énerve aujourd’hui : quelqu’un qui ne se sent pas vraiment concernée par la préservation de son environnement. J’étais une prédatrice, une consommatrice, pas une protectrice. Je suis tombée en mars 2015 sur un article dans le journal : Béa Johnson, française émigrée aux Etats-Unis, ne produisait qu’un litre de déchets par an pour sa famille de 4 personnes. Hallucinant ! J’ai voulu en savoir plus. Je crois que je me suis tout à coup sentie capable de faire quelque chose. Et ça a tout changé.

Alors plutôt que de vouloir donner des leçons (même si parfois ça démange !), je pense que le mieux est de montrer aux autres qu’il est possible de modifier son comportement, sans s’en porter plus mal.

Et vous, êtes-vous parfois confrontés à des comportements, des réflexions qui vous insupportent ? J’ai hâte d’en savoir plus !

 

 

 

 

Le grand débat des enfants

Mercredi 20 mars avait lieu un événement suffisamment rare pour être mentionné : le gouvernement donnait la parole aux enfants dans le cadre du grand débat national. Bonne initiative, sans doute.

(AP Photo/Francois Mori)

Ecouter les enfants, les laisser s’exprimer et prendre en compte leurs idées. Cela est vendeur. On ne peut pas dire qu’on n’est pas d’accord. En ayant entendu parler de cette initiative, je me suis mise à chercher les compte-rendus de ce débat sur Internet. On y lit des paroles d’enfants. Elles sont brutes, naïves, pleines d’espoir, comme le sont les enfants eux-mêmes ! Mais tout cela me laisse perplexe.

Comme vous pouvez l’imaginer, ce sont surtout les questions d’environnement qui m’intéressent. On peut voir la vidéo ici où des enfants interrogent Macron, le prennent à parti, sur son inaction en faveur du climat. Question simple et provocatrice, réponse très pragmatique. Alors : où est le bon, où est le méchant ? Chacun a sa position et c’est là que le débat devient stérile ! La communication ne passe pas. Que peut-on attendre d’une telle confrontation ? Les enfants n’ont pas les billes pour trouver des solutions au niveau national. Ils ont quelque chose de précieux : le rêve. Ne leur enlevons pas cet état d’esprit que beaucoup d’adultes ont perdu, dont notre président a priori… Mais ne pensons pas non plus que les écouter sans broncher va faire bouger les choses. Bien sûr il faut les entendre mais après cela ils ont besoin d’être accompagnés pour ensuite prendre leurs responsabilités. Ne leur faisons pas croire que c’est facile mais aidons-les à prendre les choses en main.

Agir ou ne pas agir pour la planète est de notre ressort, à NOUS, et même de celui des enfants. N’attendons pas les bras croisés que le gouvernement agisse par miracle ! Il sera probablement trop tard…

« [Yahvé] changeait les fleuves en désert,
et les sources d’eau en soif,
un pays de fruits en saline,
à cause de la malice des habitants.
Mais il changea le désert en nappe d’eau,
une terre sèche en source d’eau ;
là il fit habiter les affamés,
et ils fondèrent une ville habitée. » (Psaume 107 ; 33-36)

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén