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Soin du visage quotidien

Je ne suis pas de celles qui aiment passer des heures le matin pour prendre soin de ma peau. Quand je suis passée au zéro déchet, j’ai décidé d’en faire encore moins et de me contenter du minimum…

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Lessive zéro déchet

Après quelques années de pratique du zéro déchet, j’ai pu tester différentes lessives moins polluantes tout en réduisant les emballages. Je vous livre mes astuces et recettes pour que vous puissiez vous forger une opinion et choisir ce qui vous convient le plus !

Le plus simple : acheter de la lessive en vrac

Si vous avez peu de temps à accorder aux recettes faites maison, le mieux est de trouver près de chez vous un magasin qui vend de la lessive en vrac. C’est de plus en plus répandu. J’en trouve pour ma part à la Biocoop, à Day by Day, et aussi dans une boutique ambulante qui fait le marché.

Le principe est simple : vous achetez une fois le contenant et vous pouvez revenir le remplir quand c’est terminé ! Les lessives proposées sont en plus écologiques et il n’est pas nécessaire d’en mettre beaucoup.

Si vous avez envie de fabriquer votre lessive pour savoir ce que vous mettez dedans ainsi que pour soulager votre budget, sachez que c’est possible ! Il est très facile de fabriquer sa lessive soi-même. Je vous donne deux recettes que j’ai testées.

La lessive au savon de Marseille

Ingrédients
  • 100 g de savon de Marseille
  • 100 g de cristaux de soude
  • 3 litres d’eau
  1. Râper 100g de savon de Marseille avec un économe (vous trouverez aussi dans certains magasins des copeaux de savon en vente en vrac).
  2. Peser 100 g de cristaux de soude et les mélanger aux copeaux de savon dans une marmite de grande contenance (4 ou 5 litres).
  3. Faire bouillir de l’eau et ajouter un litre au mélange. Mélanger avec un mixeur plongeur. Le mélange mousse et prend de l’épaisseur.
  4. Ajouter de la même façon un autre litre d’eau bouillante, puis mélanger au mixeur.
  5. Une dernière fois, ajouter un litre d’eau bouillante et mixer. Si ça mousse trop, il faut laisser reposer entre deux ajouts !
  6. Transvaser la lessive dans un contenant du type bidon en plastique, et laisser reposer toute une nuit.
  7. La lessive est parfois dure, comme si elle s’était solidifiée : il faut simplement bien secouer le bidon avec de l’utiliser.
  8. Pour l’utiliser : placer un fond de verre de lessive dans la machine et ajouter un fond de verre de vinaigre blanc dans le bac d’adoucissant. Cela nettoie les dépôts de savon qui pourraient encrasser les tuyaux et fait office d’assouplissant.

Mon avis sur la lessive au savon de Marseille


C’est une lessive qui ne coûte vraiment pas grand-chose : comptez 5 euros les 500 g de savon (encore moins cher pour les copeaux) et 3 euros les 500 g de cristaux de soude. Avec un bidon, nous faisons à peu près 3 mois à raison de 4 ou 5 lessives par semaine !
Elle est très efficace, par contre ne vous attendez pas à ce que votre linge sente bon ! Il sort propre de la machine, c’est déjà pas mal ! Vous pouvez ajouter quelques gouttes d’huile essentielle mais personnellement je n’ai pas vu de grande différence.
Il semble toutefois qu’à long terme, cette lessive soit un peu trop corrosive. Au bout de deux ans d’usage exclusif, nous trouvions que nos vêtements manquaient souplesse, ils semblaient un peu trop « décapés ». Nous avons donc décidé d’alterner avec la lessive en vrac. Nos vêtements ont finalement retrouvé leur souplesse !

Et puis j’ai voulu essayé une lessive 100 % naturelle et 100 % gratuite…

La lessive au lierre

Etonnant, n’est-ce pas ? Faire sa lessive avec uniquement des ressources naturelles… Cela m’a bien sûr tout de suite plu ! Sans plus attendre, voici la recette.

Ingrédients
  • 100 g de feuilles de lierre
  • 1 litre d’eau
  1. Aller chercher du lierre : couper environ 100 g de feuilles. Les couper en petits morceaux et les mettre à tremper pour les nettoyer.
  2. Les placer ensuite dans une casserole puis ajouter un litre d’eau. Porter à ébullition puis laisser chauffer encore 15 minutes.
  3. Laisser macérer pendant 24 h.
  4. Filtrer le mélange en plaçant sur la bouteille un entonnoir recouvert d’un morceau de tissu.
  5. Récupérer le liquide et fermer la bouteille : votre lessive est prête !
Une lessive qui mousse !
Des résidus après filtration.

Mon avis sur la lessive au lierre

Cette lessive lave très bien ! Grâce à la saponine naturellement présente dans le lierre, elle fait totalement son boulot. Je n’ai aucun avis négatif : je ne peux que vous encourager à la tester. Elle ne laisse pas d’odeur non plus, mais elle me semble moins agressive pour les vêtements que celle au savon de Marseille.

Et vous, avez-vous des astuces pour laver votre linge plus naturellement ? Avez-vous testé l’une ou l’autre de ces lessives ?

Marine

Camping zéro déchet

Nous voilà de retour de vacances. Nous avons passé une semaine sous tente en essayant de produire le moins de déchets possible. Encore une fois, tout est une question d’organisation !

Vous vous imaginez peut-être que mon coffre était rempli de bocaux… Eh bien oui, mais pas tant que ça ! Pour cinq, nous nous débrouillons sans glacière et avec une seule caisse de nourriture.

Comment préparer la nourriture pour camper ?

Dans la caisse de nourriture, je prévois :

  • quatre bocaux de 1,5 L contenant des céréales et des légumineuses (pour nous riz, quinoa, lentilles et sarrasin) : faciles à préparer et rapides à cuire
  • un pot de confiture et un pot de beurre de cacahuète
  • un petit bocal de sel
  • un petit bocal de sucre
  • du café soluble
  • de l’huile d’olive

Comment cuisiner au camping ?

Le maître-mot est la simplicité. Pour cela, les gourdes sont essentielles ! Chacun a la sienne, ce qui nous a permis de ne pas utiliser de verres.

Pour le petit déjeuner, nous mangions du pain (baguette achetée au camping le matin même, si possible sans emballage…).

Pour le déjeuner nous préparions souvent un pique-nique.

Pour tout savoir sur les pique-niques zéro déchet, vous pouvez aller voir par ici : Pique-nique sous le soleil ou par ici : Pique-nique zéro déchet à la plage

Pour le dîner, le menu était souvent composé de céréales + légumes + fruits. Parfois nous ajoutions du fromage ou de la charcuterie, acheté le jour-même (car pas de glacière !) si possible dans un tupperware.

Nous avons investi dans une gazinière il y a 3 ans, elle était d’occasion et la bouteille n’est pas encore vide ! Nous la posons à même le sol.

Comment simplifier la vaisselle ?

Là aussi, pas d’ustensiles superflus ! Avec l’expérience, je me suis concoctée une petite liste à laquelle je me tiens et qui prend peu de place dans la voiture (l’ensemble tient dans une grande bassine).

  • une sauteuse avec son couvercle
  • une grande casserole
  • une passoire
  • un saladier
  • 5 assiettes
  • 5 verres (qui ont surtout servi pour le café du matin)
  • 5 couverts
  • 5 gourdes
  • 2 grandes cuillères
  • 1 petit couteau de cuisine
  • 5 serviettes en tissu

La vaisselle peut se faire avec du savon de Marseille, qui peut aussi servir de lessive (à la main) et de nettoyant pour le corps et les cheveux : pour une semaine, je vous assure que ça fait l’affaire…

Bloc de savon de Marseille dans son tupperware

Concrètement, comment faire les courses ?

Nous avons laissé tomber la glacière après notre première expérience en tente : les seuls ingrédients que nous tenions à réfrigérer étaient le beurre et la confiture. Il fallait de toute façon changer les glaçons régulièrement et la glacière prenait de la place dans la voiture ! Nous avons finalement décidé de la vendre, ce qui nous a en fin de compte simplifié la vie !

Alors forcément, sans glacière, il faut faire les courses tous les jours. Nous avons pris avec nous le strict minimum :

  • des sacs en tissu
  • un tupperware
  • un sac à dos

Les courses quotidiennes étaient faites de fruits, de légumes, de fromage ou de charcuterie. Les réserves de céréales ont parfaitement fait la semaine : pas besoin de chercher un magasin bio sur place ! D’ailleurs, il n’y en avait pas…

Cela n’empêche pas de se faire plaisir : les sacs en tissu servent aussi pour acheter des cookies pour le goûter, dans la boulangerie du village ! Nous avons aussi expérimenté un restaurant zéro gaspillage ou tout était sous forme de buffet. L’idée est de se servir juste à sa faim : super concept !

Le gros avantage de ne pas produire de déchet est qu’on ne doit pas traîner une poubelle avec soi. Nous avons eu quelques déchets recyclables (bocaux de confiture, de terrines) ainsi que des déchets compostables. Ceux-là, nous les avons enterrés dans un coin du terrain de camping. Je peux vous dire que les hérissons étaient particulièrement intéressés ! Il y a malheureusement encore trop peu de campings à proposer des composteurs…

Et pour la route ?

Nos trois enfants ont parfaitement supporté la route. Cette année, j’avais prévu une bonne réserve de livres, achetés juste avant dans une braderie. L’intérêt est en fait d’avoir des livres qu’ils n’ont jamais lu. Et ça les a bien occupés.

Si vous voulez d’autres conseils ou détails de notre organisation, vous pouvez me le demander en commentaires. Je suis aussi curieuse de savoir comment vous vous débrouillez en vacances pour avoir un moindre impact sur l’environnement, n’hésitez pas à partager !

Kermesse zéro déchet ?

Peut-être vous dites-vous en lisant ce titre que ces termes ont du mal à cohabiter. Les kermesses sont par excellence les lieux d’où on revient chargé de babioles en plastique qui finissent dans la poubelle, des fois le jour-même ! C’est très loin d’être zéro déchet

Nous étions à une kermesse dimanche dernier, et j’avais quand même anticipé. J’avais préparé un sac avec des couverts, des verres et des assiettes en métal. J’avais aussi apporté des serviettes en tissu, un tupperware et un sac en tissu au cas où. Cela nous a permis de manger sans utiliser les assiettes et verres jetables proposés. Et j’ai rapporté des gâteaux dans le tupperware.

Vos meilleurs alliés des kermesses, pots de fin d’année et pique-niques !
De bons gâteaux faits maison…

La suite, vous la connaissez certainement très bien, si vous avez des enfants. Les stands commencent et là… c’est le paradis du machin-en-plastique-très-moche-qui-ne-dure-pas.

Celui-là je l’ai mis à la poubelle après avoir lu les ingrédients (sucre, sirop de glucose, graisse de palme, sirop de sorbitol, acide citrique, gélifiant, arôme).
Qui voudrait que son enfant ingère ça ?

L’argument ultime pour parer à tout commentaire écologique ou un temps soit peu raisonnable est qu’il faut faire plaisir aux enfants. Donc, dans notre société hyper consommatrice, nos enfants sont incapables de s’amuser autrement qu’en ayant des jouets en plastique.

Ca fait peur, hein ?

Ce qui plaît à nos chères petites têtes blondes, ne serait-ce pas plutôt de jouer, de découvrir des surprises ? Je pense qu’en terme d’amusement, on peut faire beaucoup mieux que de leur offrir des jouets tout pourris…

Donc suite à énième expérience de kermesse, j’ai eu un sentiment d’imposture. Je passe mon temps à éviter le plastique, à éviter la voiture, à repousser mes incohérences d’hyper consommatrice, et là, en quelques heures, je me suis retrouvée les bras chargés de plastique… J’ai eu honte.

Nous avons donc décidé d’en parler à nos enfants. Ils ont compris qu’on ne pouvait pas à la fois faire zéro déchet à la maison et en même temps vouloir plein de jouets en plastique. On s’est donc mis à réfléchir ensemble à une kermesse zéro déchet :

  • remplacer par des jouets en métal ou en bois (ça ne rentrerait sans doute pas dans le budget)
  • avoir des lots différents : des entrées dans des parcs, des places de concert, des livres d’occasion, des lots fabriqués par les enfants et par les parents…
  • installer des jeux plutôt que des loteries (jeux en bois type palets ou Mölky)
  • organiser des concours (tirs au but, maquillage, chamboule-tout, danse, karaoké…)
  • une super idée de la kermesse d’hier : un petit train tiré par un tracteur (les wagons étaient des bidons montés sur roues)

En creusant un peu, les idées ne manquent pas. J’étais d’ailleurs curieuse de savoir comment étaient les kermesses avant l’ère du plastique. Dans les années 1920, les gens savaient aussi s’amuser ! On pouvait avoir les stands suivants :

  • billard japonais
  • bulles géantes
  • jeu de palets
  • mikado géant
  • courses de bicyclettes lentes
  • chamboule-tout
http://biarritzanneesfolles.com/

Tout ça pour dire qu’on ne peut plus continuer à dire que c’est vraiment dommage que la mer regorge de plastique et que, sous prétexte de gâter nos enfants, nous continuions à les abreuver de babioles polluantes !

J’ajoute que je me suis aussi amusée à ramener à la maison les déchets compostables. Quand on s’y met, le zéro déchet devient une deuxième nature !

Et vous, quelles sont vos expériences de kermesse ? Avez-vous découvert des idées alternatives aux loteries ?

Convaincre ou donner l’exemple ?

Quand on se met à aborder la question écologique avec des personnes proches, on se rend compte que tout le monde est souvent d’accord sur les grands principes. C’est après que ça devient marrant…

La planète se réchauffe

A moins d’avoir des oeillères, études de scientifiques à l’appui, personne ne peut aujourd’hui prétendre le contraire. Le rapport du GIEC sorti en octobre 2018 indique les conséquences pour la planète si le réchauffement était limité à 1,5°C (par rapport à l’ère préindustrielle) : plus de vagues de chaleur, plus de pluies torrentielles, baisse de rendement des cultures, moins de poissons, élévation du niveau de la mer… Mais si rien n’est fait, le réchauffement sera porté à + 5,5°C ! Belle illustration sur le site du Monde.

La pollution par le plastique

Pollution insidieuse par le plastique : de micro déchets parmi les grains de sable

Ce plastique est un véritable poison : il se retrouve dans l’eau (surtout celle en bouteille), dans l’air, dans ce que nous mangeons. Une étude commandée à une université australienne par WWF montre qu’une personne ingère 5 g de plastique par semaine (l’équivalent d’une carte de crédit). On mange quoi à midi, un club sandwich emballé dans du plastique ?

La biodiversité disparaît

Un rapport international de l’ IPBES sorti en mai 2019 indique qu’un million d’espèces sont menacées sur les 8 millions que comporte notre planète. Il est de plus en plus question d’extinction massive.

Tout ça, se sont des preuves. Nous les avons tous sous les yeux et tous, nous en constatons les dégâts. La différence entre nous, c’est ce que nous en faisons.

Quand la conversation commence à tourner autour des solutions possibles, c’est là que ça se gâte… Il y a ceux qui trouvent que vous en faites trop, et qui, en fait, ne sont pas prêts à modifier leurs mauvaises habitudes de consommation. Il y a ceux qui pensent que ce sont aux autres de changer.

Je tiens à dire que je ne suis absolument pas parfaite sur le sujet :

  • je prends régulièrement ma voiture
  • mon fils met des couches jetables
  • j’achète encore, parfois, du plastique
  • les placements que fait ma banque avec mon argent ne sont pas toujours très verts…
  • je prends des douches un peu trop longues

Bref, j’ai une marge de progression ! Je suis aussi consciente de mes blocages. Je n’en fais pas une montagne mais je vois bien que mon mode de consommation ne pourrait pas être généralisé à la planète entière, sous peine d’aggraver ce qui est en train de se produire.

Les gens n’aiment pas qu’on pointe leurs contradictions, et je les comprends. Je n’ai pas envie d’être une donneuse de leçons mais ce que je vois me révolte. Je ne supporte plus qu’on dise qu’on ne peut rien faire parce que les habitudes sont difficiles à changer. Certes, on ne peut pas supprimer ses déchets du jour au lendemain (j’ai d’ailleurs toujours une poubelle), mais on peut faire un peu plus chaque jour.

Récemment, j’ai entendu : « Pour nous les vieux, les habitudes sont prises. C’est aux jeunes de changer ! » Oui, enfin, les jeunes avec leurs chips, leurs paquets de bonbons, ils ne sont pas forcément plus prêts, juste parce que ce sont des jeunes.

Alors : convaincre ou donner l’exemple ?

Je pense que convaincre ne marche pas, ou alors avec des gens qui ont déjà une conscience écologique, comme vous ! Pour les autres, c’est un cheminement personnel qui doit s’enclencher.

Pour vous raconter  ma petite histoire, je ne suis pas devenue écolo en regardant des statistiques. En fait, au début, j’étais la caricature de ce qui m’énerve aujourd’hui : quelqu’un qui ne se sent pas vraiment concernée par la préservation de son environnement. J’étais une prédatrice, une consommatrice, pas une protectrice. Je suis tombée en mars 2015 sur un article dans le journal : Béa Johnson, française émigrée aux Etats-Unis, ne produisait qu’un litre de déchets par an pour sa famille de 4 personnes. Hallucinant ! J’ai voulu en savoir plus. Je crois que je me suis tout à coup sentie capable de faire quelque chose. Et ça a tout changé.

Alors plutôt que de vouloir donner des leçons (même si parfois ça démange !), je pense que le mieux est de montrer aux autres qu’il est possible de modifier son comportement, sans s’en porter plus mal.

Et vous, êtes-vous parfois confrontés à des comportements, des réflexions qui vous insupportent ? J’ai hâte d’en savoir plus !

 

 

 

 

Pique-nique sous le soleil

Je profite de ce temps lumineux et chaud pour sortir à nouveau, avec les enfants et l’appareil photo ! La Bretagne est tellement belle sous le soleil (il ne faut pas le dire trop fort). Alors aujourd’hui, direction la plage, pour un pique-nique, zéro déchet bien sûr !

Les enfants ont eu la joie de découvrir un parcours sportif près des tables de pique-nique.

Comment préparer un pique-nique zéro déchet ?

Le plus important étant ce qu’on va manger, ce n’est pas une étape à négliger (surtout si vous ne voulez pas de déchet).

Je vous invite à consulter mon précédent article où j’indique le matériel que j’utilise : Pique-nique zéro déchet à la plage

Au menu cette fois-ci :

  • un reste de chips
  • un mélange de fruits secs et oléagineux
  • des tomates cerises
  • un sandwich avec une saucisse
  • un gâteau (acheté en boulangerie avec un sac en tissu)
  • des cerises

Et voilà ce que ça donne en images :

Le « hot dog » est allègrement complété !

Le meilleur pour la « faim »…

Et ça ce sont mes seuls déchets ! Direction le compost…

Belle surprise en arrivant : le camion poubelle en pleine manoeuvre !

Et surtout le décor aux alentours, ce qui nous met le coeur en joie.

Si vous cherchez ce coin paradisiaque, il faut venir à la grève de Saint-Michel à Plouguerneau, direction le Finistère Nord. Je vous attends ?

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Bye-bye, les chocolats glacés

Nous ne lui avons même pas fait d’adieu en règle et pourtant il nous a rendus de fiers services. Il n’a jamais flanché et a su assurer aux bébés successifs des petits pots maison, compotes et purées, toujours prêts à portée de main et de micro-ondes. Mais il était temps, nous étions prêts à le lâcher… Je veux parler de notre congélateur !

 

J’étais pourtant très accro.

Nos premiers pas dans le zéro déchet nous ont fait très vite abandonner l’idée d’acheter des glaces toutes prêtes car trop d’emballages.

Nos enfants étaient petits, donc pas trop conditionnés et nous passer de bâtonnets glacés a été simples en fait. Nous en profitons plus quand nous sortons ! Et en mode zéro déchet, c’est-à-dire en vrac…

Donc, plus de glaces. Mais le congélateur était tout le temps plein ! Je faisais des réserves de pain, et je congelais les restes de repas, de pâtes à tarte, de sauces…

Alors quand mon mari a émis l’idée que (peut-être ?) nous pouvions nous passer de congélateur, je n’ai pu contenir ma stupeur ! Mais non ! Pour moi le congélateur était devenu mon allié en terme de non gaspillage alimentaire !

Et puis, j’ai repensé à l’étude Drawdown (dont je vous parle dans un précédent article 2019 : l’année du changement ? ) : remplacer les liquides réfrigérants serait la solution la plus efficace pour lutter contre l’effet de serre. Alors, avant que mon congélateur ne commence à avoir des fuites, disperse ces gaz dans l’atmosphère, et que ça me donne mauvaise conscience, peut-être pourrions nous envisager de…

…faire sans ? Nous avons testé trois semaines, tout simplement en le débranchant. Et finalement tout s’est très bien passé.

Comment faire sans congélateur ?

  • Je n’achète plus de pain d’avance. Je le fais moi-même ou j’en achète la veille pour le lendemain.
  • Nous mangeons les restes le lendemain ou le surlendemain.
  • S’il me reste de la pâte à tarte, je fais des mini-tartes pour les enfants en les garnissant de bananes, de confiture, de chocolat. Ils adorent !

Voir ici pour la recette Le pain au levain

Bref, nous avons appris à réguler notre consommation en fonction de ce que nous avons. Certes, nous n’avons jamais de « plats tout prêts » à sortir à la dernière minute. Mais nous avons souvent des restes. Et quand nous sommes vraiment pressés et bien… on fait des pâtes ! Et ce n’est pas ça qui frustre nos enfants !

Ah oui, j’oubliais : ça nous a aussi permis de réduire notre facture d’électricité.

Voici le seul rescapé de notre ère glaciaire…

Alors, ça vous branche ?

 

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Week-end zéro déchet à Ouessant

Si vous partez pour un week-end en famille et que vous souhaitez avoir le moins de déchets possible, il faut changer un peu vos habitudes. L’organisation n’est pas plus compliquée, elle est juste différente !

Petit défi cette fois-ci : nous sommes partis sur une île, à la pointe du Finistère, qui s’appelle Ouessant. C’est une île de 800 habitants, qui offre des points de vue magnifiques, et sur laquelle on prend plaisir à flâner, à se reconnecter à la nature.

Pour le repas du premier soir, j’emporte un cake salé que je prépare à l’avance : pas envie ni le temps de faire des courses à ce moment-là et c’est facile à transporter dans un torchon.

Nous prenons avec nous des gourdes (une chacun), une boîte tupperware (en plastique, car moins lourde que le verre), un couteau, quelques sacs en tissu et des serviettes en tissu.

Nous emportons aussi un sac avec un mélange fruits secs / oléagineux.

Nous avons de cette façon ce qu’il faut sous la main pour pique-niquer :

  • un sac pour des fruits, des tomates qu’on peut acheter en vrac ;
  • un tupperware pour du jambon, du fromage ou du pâté qu’on achète à la coupe ;
  • le mélange de fruits secs et d’oléagineux ;
  • les gourdes.

Si le pique-nique n’est pas possible, on fait les courses pour cuisiner, avec nos sacs en tissu et notre tupperware, comme à la maison.

Oui, mais, sur une île comme Ouessant, peut-on acheter en vrac ? A notre dernière visite, nous avions trouvé un épicerie qui vendait de la charcuterie à la coupe, donc parfait pour remplir nos sandwichs de pâté ! Pour les fruits et les légumes, il n’y a pas de problème. Par contre, il n’y avait pas de produits secs en vrac.

Et cette fois-ci, nous avons découvert avec surprise qu’une épicerie bio et de produits en vrac est ouverte depuis août dernier !

L’île en vrac propose des fruits et légumes bio, du fromage à la coupe et des produits secs en vrac.

Les ouessantins ont maintenant tout ce qu’il faut pour se mettre au zéro déchet !

Et vous, quelles sont vos astuces zéro déchet pour vos week-ends en famille ?

 

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Tuto pour sacs à vrac en tissu

A l’heure où le plastique commence à être prohibé un peu partout, il devient indispensable de se procurer des sacs en tissu pour faire ses courses. C’est la première chose que j’ai faite en entamant la démarche zéro déchet.

Je n’étais pas particulièrement couturière (je ne le suis toujours pas d’ailleurs !) mais j’ai trouvé un tuto très simple qui m’a permis de coudre des sacs en tissu à partir de vieux draps. Il suffit d’apprendre à faire un ourlet : ne fuyez pas, ça n’a rien de sorcier. Cela fait quatre ans, mes sacs en tissu sont toujours en bon état. Imaginez le nombre de sacs jetables que j’ai évités…

Les sacs en tissu que je couds sont de dimensions 30 cm sur 30 cm et sont équipés d’une glissière avec un cordon.

Que faut-il pour coudre des sacs à vrac en tissu ?

  • une machine à coudre
  • des ciseaux
  • une règle
  • du fil
  • un ruban, un lacet de chaussure ou de la laine
  • un vieux drap
  • un fer à repasser

 

1) Découper dans le vieux drap un rectangle de 35 cm sur 65 cm.

2) Tourner le tissu sur l’envers (côté intérieur du sac) et faire un ourlet sur chaque petit côté. Pour cela, plier le tissu une fois (sur 5 mm), passer le fer, et plier une deuxième fois (sur 5 mm) et passer le fer.

3) Coudre l’ourlet au point droit le plus près possible du bord inférieur (même chose des deux côtés).

Ourlet au point droit.

Rectangle de tissu avec un ourlet de chaque côté.4) Réaliser ensuite la glissière sur l’un des grands côtés. Toujours sur l’envers, plier le tissu une fois sur 5 mm, passer le fer. Plier une deuxième fois sur 1 cm et passer le fer. Coudre la glissière au point droit près du bord inférieur : cela permettra au cordon de passer.

5) Toujours sur l’envers, plier le tissu en deux de façon à ce que les deux petits côtés se superposent.

6) Coudre au point zig-zag pour fermer le sac en assemblant les deux côtés : s’arrêter juste avant l’ouverture de la glissière et coudre en marche arrière. C’est la partie du sac qui sera sollicitée par le cordon ; il vaut mieux assurer un bon maintien.

Point zig-zag

Renforcer juste avant la glissière.

7) Vous n’avez plus qu’à retourner votre sac et à passer le cordon ! Les cordons que je préfère sont les rubans : ils résistent bien et glissent facilement. J’en trouve généralement dans les braderies au rayon mercerie. Pour passer le cordon, l’astuce est d’utiliser une épingle à nourrice : nouer le ruban à l’épingle, faire glisser l’épingle dans la glissière et le ruban s’enfile facilement.

De combien de sacs avez-vous besoin ?

Nous sommes cinq, nous achetons tout ce que nous pouvons en vrac. Nous avons une quinzaine de sacs.

Que mettre dans les sacs ?

Les fruits et les légumes. Vous pouvez aussi acheter en vrac : des céréales (riz, millet, quinoa, épeautre…), des pâtes, des légumineuses, du sucre, de la farine, des graines, des fruits secs…

Où acheter en vrac ?

Si vous avez la chance d’avoir un Day by Day près de chez vous, le choix est très étendu ! Pour le Finistère, il y en a un à Brest, aux halles Saint-Louis. Ils font même une remise de 10 % si l’on vient avec ses contenants (sacs, boîtes, bocaux). De nombreux supermarchés commencent aussi à s’y mettre. Et bien sûr les magasins bio, où le choix est plus grand. Sur les marchés, vous trouvez aussi des fruits et légumes, et parfois des produits secs.

Pourquoi acheter des sacs en tissu alors que certains magasins proposent des sacs en papier ?

Le papier est certes recyclable, mais il s’agit d’une ressource que l’on exploite. Le tissu dure plus longtemps et peut aussi être recyclé en fin de vie, lorsque le sac est trop fin ou troué.

Si jamais vous n’arrivez pas à coudre ou n’avez pas de machine, je peux vous en faire ! Je récupère des draps dans des braderies et je les vends sur le bon coin : voir le lien ci-contre dans Achats zéro déchet. Pour des sacs plus jolis, vous pouvez contacter Illur qui, elle, est une vraie couturière !

Essayez, nous sommes de plus en plus nombreux à le faire ! Vous n’en reviendrez pas de la place que prenaient vos sacs plastiques dans votre poubelle.

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Carême et zéro déchet : même combat ?

Ce mercredi 6 mars, les chrétiens débutent le Carême. Il a, dans notre société, une image poussiéreuse, il nous fait penser à une période de privation, et ça, dans une société de consommation, on n’aime pas trop. Et puis, qui aujourd’hui respecte le Carême ? Est-ce vraiment si démodé ?

Pendant le Carême, les chrétiens se préparent à fêter Pâques, qui est en quelque sorte l’apothéose de la foi chrétienne : la résurrection d’un homme, le passage d’une mort atroce à une vie resplendissante.

Le mercredi des cendres (aujourd’hui) nous rappelle tout simplement ce que nous aimerions mieux oublier dans notre vie, ce qui va mal : notre manque de confiance en nous, nos peurs face à l’avenir, nos soucis quotidiens, nos colères, nos sentiments de culpabilité… la liste peut être longue ! Le Carême n’est pas là pour nous morfondre sur nous -mêmes mais il nous aide à faire le vide. Il nous aide à laisser plus de place à Dieu, comme si nous ouvrions nos voiles pour laisser le vent les gonfler d’air.

Le mouvement zéro déchet dont je parle si souvent nous aide aussi à faire le vide ! Personnellement, quand j’ai commencé la démarche, je me suis mise à vider mes placards des objets dont je n’avais pas besoin, des vêtements que je ne mettais jamais, des cosmétiques aux contenus douteux… et ça m’a fait un bien fou !

Si je sais que je raffole du shopping, je peux me dire que pendant la période du Carême j’évite les achats compulsifs. Bonne nouvelle : ils ne sont pas nécessaires à ma vie et cela fera du bien à mon budget.

On peut aussi se restreindre en terme de sucreries, d’alcool, de tabac… sans se culpabiliser s’il y a des loupés.

Cela peut être une mauvaise habitude qu’on a du mal à lâcher, comme critiquer telle ou telle personne, se trouver des défauts en permanence…

Entre les lundis sans viande, les mois sans supermarché, sans plastique, sans alcool… le Carême peut trouver sa place dans notre société ! Pendant 40 jours, vous pouvez vous donner un défi, tout seul ou à plusieurs.

Bref, cette période est propice au changement en mieux ! Et même les enfants peuvent faire un petit effort pour rendre un service par exemple. C’est aussi les responsabiliser que leur dire qu’ils peuvent participer au mieux être de la famille.

Pour les enfants, j’ai trouvé un Chemin de Carême qui les aide à se repérer pendant cette période. C’est un peu la version moins commerciale du calendrier de l’Avent. Ils aiment beaucoup, ça leur permet de patienter mais aussi de suivre les moments importants de la semaine sainte, juste avant Pâques.

« Et moi, je suis comme un canal issu d’un fleuve,
comme un cour d’eau conduisant au paradis.
[…]
Et voici que mon canal est devenu fleuve
et le fleuve est devenu mer. »
(Ecclésiastique 25, 30-31)

Et vous, trouvez-vous que cette période du Carême soit particulière ?

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